Actualités internationales

Excellence,

Les militants du CNDD ont appris avec beaucoup de tristesse et stupéfaction la mort de son excellence John Pombe Magufuli , Président de la République Unie de Tanzanie, à la suite d’une maladie.
Nous présentons en notre nom propre et au nom des militants rassemblés au sein du parti CNDD nos condoléances les plus émues au peuple tanzanien, à Vous-même, à votre gouvernement et au Parti Chama Cha Mapinduzi CCM. Cette mort vient d’endeuiller non seulement votre pays mais aussi la grande majorité des peuples africains en lutte pour leur indépendance économique sans laquelle l’indépendance politique est un leurre. Toute l’Afrique et en particulier la région de l’Afrique de l’Est est sous le choc.
Nous vous témoignons notre sympathie et partageons cette peine avec Vous et votre peuple.
Le CNDD reconnaît la bravoure du peuple tanzanien et se tient auprès de lui comme un peuple frère dans ses moments de dure épreuve. Le CNDD souhaite enfin que les relations qui unissent les peuples tanzanien et burundais iront toujours dans le sens de la fraternité et nos intérêts respectifs.

Le monde entier gardera un héritage du Président John Pombe Magufuli comme travailleur infatigable, surnommé souvent président « Bulldozer » pour ses méthodes radicales de lutte contre la corruption, sa politique ambitieuse de grands travaux. Son œuvre restera gravée dans la mémoire des générations actuelles et futures.

Qu’il repose en paix.

Le député Léonard Nyangoma
Président du CNDD

lundi, 08 mars 2021 16:02

JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES 2021

Écrit par

Célébrée chaque année le 8 Mars sur le plan international, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les manifestations des femmes au début du XXe siècle en Europe et aux Etats-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Le 8 mars 1921, Lénine décide d’une Journée internationale des femmes, dont il fixe la date, le 8 mars, en souvenir de la grande manifestation ouvrière de St-Pétersbourg qui déclencha la révolution russe. La date reste encore symbolique et c’est véritablement après la seconde guerre mondiale que les manifestations s’installent. Au cours de l'année internationale de la femme en 1975, les Nations Unies ont commencé à célébrer la Journée Internationale de la Femme le 8 Mars. En 1977, les Nations Unies officialisent la « Journée internationale de la femme », invitant chaque pays de la planète à consacrer une journée à la célébration des droits des femmes et de la paix internationale.

Soit, par défaite de ces filles et fils DEBOUT partout sur le Continent et dans la Diaspora pour la défendre contre toutes les agressions impérialistes, elle bascule durablement dans l’ère de la Nouvelle Traite Négrière,
Soit, grâce à la Victoire arrachée dans le sang et les larmes de ces filles et fils DEBOUT partout sur le Continent et dans la Diaspora pour la défendre de toutes les agressions impérialistes et des actes néfastes de leurs serviteurs locaux, elle enfante la nouvelle ère de sa Souveraineté et de sa Grandeur retrouvées.
Dans son histoire contemporaine, par intervalles de 30 ans, l’ frique s’est ainsi retrouvée ă la croisée des chemins.
Les années 1960 furent marquées par la période des Indépendances factices, malgré le combat acharné livré par d’intrépides combattantes et combattants Panafricanistes, et en dépit de quelques belles victoires d’étapes engrangées ;

Déclaration de solidarité des Partis de gauche, révolutionnaires et progressistes d’Afrique au Président Nicolas MADURO et au peuple frère de Venezuela contre les agressions de l’impérialisme des USA et son président Donald TRUMP.

4 Décembre 2020

Depuis le triomphe de la Révolution bolivarienne en République du Venezuela le 6 décembre 1998, suite à l’élection présidentielle démocratique et transparente de Hugo CHAVEZ avec 56,2 % des voix, jusqu’à sa mort le 5 mars 2013, une politique économique et sociale socialiste a été appliquée : la réforme agraire en faveur des coopératives et leur développement, le bien-être (santé, éducation, alimentation, logement) au profit des masses populaires ont été massivement financés par les revenus du pétrole dilapidés par les anciens dirigeants.

Le digne successeur d’Hugo CHAVEZ, l’actuel président Nicolas MADURO fut lui aussi démocratiquement élu une première fois le 14 avril 2013 avec 50.60% voix et une seconde fois avec 67,8 % des voix contre 21,0 % à son principal adversaire, Henri FALCON soutenu par l’impérialisme étatsunien.

Une guerre impitoyable et multiforme contre les deux Leaders révolutionnaires et socialistes et le peuple bolivarien, a été déclenchée par les l’impérialisme étatsunien qui considère toujours le continent latino américain est son arrière cour et ses population ses sujets qui lui doivent soumission.

Loin de dresser une liste exhaustive des multiples crimes contre l’humanité perpétrés par l’impérialisme étatsunien, nous, Partis de gauche, révolutionnaires et progressistes d’Afrique, justifions notre solidarité et soutien indéfectible au Président légitime Nicolas MADURO et au peuple frère bolivarien pour cause des actes criminels gravissimes subséquents :

1- Le dimanche 3 mai 2020, les Usa ont réitéré au Venezuela leur sinistre stratégie de la «Baie des cochons» de débarquement des terroristes en 1961 à Cuba socialiste. Cette nouvelle incursion avait aussi pour objectif le renversement du gouvernement socialiste légitime et révolutionnaire .de Nicolas MADURO, et sa substitution par le traître Juan GUAIDO.

L’un des mercenaires capturé, Luke Denman avoue qu'il « projetait de capturer et transférer le Président Nicolas MADURO en avion aux États-Unis afin qu'il puisse y être poursuivi en justice».

Les États-Unis déclarent qu'ils utiliseront tous les outils qu'ils ont à leur disposition, sans exclure le recours à la force militaire, pour rapatrier rapidement les mercenaires emprisonnés au Venezuela, confirmant officiellement leur implication et traduisant aussi la haine atavique du Président Donald TRUMP contre le socialisme en ces termes :
le socialisme promet l’unité, mais provoque la haine et la division»

l’instar de Cuba socialiste, le peuple héroïque de la République bolivarienne de Venezuela a courageusement riposté et anéanti la horde des mercenaires à la solde des Usa. Ces deux exemples doivent servir de source d’inspiration pour tous les peuples du monde et gouvernements révolutionnaires et insoumis aux diktats et autres oukases des puissances impérialistes occidentales et leur chef de fil l’administration étatsunienne de Donald TRUMP. Etrange conception que celle de ces pseudos défenseurs impérialistes capitalistes de la démocratie. En effet, les Usa refusent le libre choix démocratique des peuples de leur système politique et dirigeants révolutionnaires socialistes, nationalistes, ou simplement insoumis, en imposant leurs poulains dictateurs grâce aux coups d’état militaires, institutionnels et/ou électoraux, sanctions économiques, campagne médiatique de mensonges orduriers, des assassinats … (Pinochet au Chili le 11 septembre 1973, Evo Morales en Bolivie le 11 novembre 2019, Dilma Rousseff au Brésil le 14 mai 2016, Luiz Inácio Lula au Brésil le 18 mars 2016, Manuel Zelaya au Honduras le Le 28 juin 2009, Fernando Lugo le 22 juin 2012, …)

Appel à la mutualisation des Luttes sur le continent et dans la Diaspora pour la souveraineté populaire et l’intégration africaine

Le 18 août 2020, au terme de plusieurs mois de mobilisations qui font suite à plusieurs années d’instabilité et de crise larvée, les forces civiles, politiques, religieuses et militaires du Mali ont obtenu la démission du Président Ibrahim Boubacar Keïta et de son gouvernement, la dissolution de l’Assemblée Nationale.
Nous, Panafricanistes, exprimons notre solidarité avec le peuple du Mali qui s’est unenouvelle fois levé pour reprendre son destin en main avec détermination. Si la journée du 18 août s’est déroulée sans faire de victime, nous n’oublierons pas le sang des martyrs tombés sous le coup des précédentes répressions et nous appelons à ce que la justice soit rendue pour toutes les victimes directes et collatérales du pouvoir déchu.


Nous, Panafricanistes, adressons nos salutations militantes et solidaires aux camarades du M5-RFP qui ont donné à la contestation populaire un cadre permettant de poser les enjeux d’une refondation du Mali. Nous appelons la frange patriotique de l’armée et les forces populaires progressistes à maintenir la cohésion pour que le processus de transition conquis par la mobilisation du peuple malien ne fasse pas l’objet d’une récupération par des forces réactionnaires locales et internationales. Nous appelons le peuple malien, et notamment sa jeunesse conscientisée, à se montrer intraitable dans la défense de sa souveraineté et à ne pas céder aux pressions allant à l’encontre des intérêts maliens et africains.
Nous, Panafricanistes, appelons à la mobilisation de toutes nos organisations pour former autour du Mali comme autour de l’Afrique entière, un cordon de défense contre toutes attaques exogènes comme endogènes, afin de permettre au peuple du Mali de trouver la paix et la sérénité nécessaires à la construction d’un nouveau projet politique répondant à ses intérêts, ses valeurs et ses priorités.
Nous, Panafricanistes, sommes conscients que le soulèvement populaire au Mali, comme au Burkina Faso en octobre 2014, s’inscrit dans une série de luttes pour la rupture avec le système de domination néocolonialiste qui étouffe tous les pays africains notamment francophones, mais également les populations africaines dans la diaspora.


En cette année 2020 marquée par l’intensité exceptionnelle des protestations contrel’assassinat raciste de George Floyd aux Etats-Unis, le jour même de la commémoration de la Journée de l’Afrique le 25 mai, ainsi que par des mobilisations pour supprimer les statues et les références coloniales de l’espace public, la lutte du peuple malien suscite un espoir à tous les peuples d’Afrique et la diaspora africaine qui luttent contre la domination néocolonialiste, contre le racisme systémique que traduisent les répressions et les violences policières, autres atteintes à la dignité humaine.
Nous, Panafricanistes, exprimons ici et maintenant notre solidarité au Peuple Frère du Mali et à tous les Peuples Africains DEBOUT pour arracher leur souveraineté.

Diagne Fodé Roland

Sous les coups d'une propagande bien huilée de l'Occident impérialiste en déclin règne chez beaucoup d'Africains la peur d'un nouveau partage de "l'Afrique riche et convoitée" à l'instar du partage colonial de 1884/85 à Berlin.
N'ayant connu que les sommets françafricain, eurafricain et usafricain lors desquels les chefs d'Etats impérialistes distribuaient les bons et mauvais points et leurs feuilles de route à leurs valets présidents des néocolonies, les Africains, même submergés par une propagande occidentale distillant la méfiance pour les sommets chinafrique, indiafrique, russafrique, leurs portent de plus en plus d'intérêts. 60 années de coopération néocoloniale, plus d'un siècle de colonisation et plus de quatre siècles de traite des noirs et d'esclavages font de plus en plus pencher la balance vers une instable sympathie, voire un vague espoir d'une coopération différente avec la Chine, l'Inde, la Russie.
Va-t-on donc vers un nouveau partage de l'Afrique convoitée entre les anciens prédateurs (US, UE) et les "nouveaux" que seraient les puissances "émergentes"? Ou bien n'y-a-t-il pas une opportunité que l'Afrique doit saisir avec le déclin visible de l'Occident impérialiste et l'émergence de nouvelles puissances économiques, militaires et stratégiques? Que faire dans ce nouveau contexte géopolitique évolutif pour frayer la voie à une seconde phase de libération nationale, démocratique et populaire afin de sortir du sous-développement?

L'Afrique dans l’œil du cyclone du chaos impérialiste

Après avoir mené une campagne phénoménale et sociale, le Parti du Travail de Belgique (PTB) confirme sa progression partout dans le pays, avec des résultats allant de 6,6 % en Flandre à plus de 12 % à Bruxelles et 13,5 % en Wallonie.

Avant l’adoption de la charte de l’OUA le 24 mai 1963, Nkwame N'krumah dira « nous devons nous unir maintenant ou périr ».

Message de Léonard Nyangoma, président du CNDD, à l’occasion de la fête de Solidarité organisée par Manifesta édition 8 et 9 septembre 2018.

Chers camarades militants du Parti des Travailleurs de Belgique (PTB),
Chers camarades organisateurs de ces journées de solidarité et de fraternité,
Chers invités
Chers tous, en vos titres et qualités,

1. Au nom de notre parti, le Conseil National pour la Défense de la Démocratie au Burundi (CNDD, en sigle), de ses militantes et militants du Burundi et d'ailleurs dans le monde, de son Comité Exécutif ainsi qu’en mon nom propre, je salue chaleureusement tous les camarades organisateurs de ces journées de solidarité et tous les invités ici présents, et remercie particulièrement de tout cœur le Parti du Travail de Belgique (P.T.B-Belgique) d’avoir imaginé ces journées de solidarité, d'échange d'idées et de joie partagée deux jours durant. Je salue toutes les délégations ici présentes, en particulier celles venues des autres continents du monde notamment de l’Amérique du Sud et de l’Afrique. Leur présence ici témoigne de la dimension mondiale et identique de nos luttes d'émancipation des peuples, du rêve partagé et de l'urgence et de la possibilité de bâtir un autre monde, un nouvel ordre mondial beaucoup plus juste et de fraternité que l'actuel, fait d'inégalité, de duperie et de fourberie d'un groupe minoritaire oligarchique et tentaculaire, une sorte d'hydre invisible qui veut assoir sa suprématie et sa domination politique, économique et culturelle sur la majorité du reste de l'humanité. Notre commune Humanité. Comment, en ces moments où la domination mondiale par le capitalisme financier atteint des sommets sans précédents, ne pas se réjouir d’être aujourd’hui ensemble dans ce grand rassemblement ? Merci de prendre à cœur l’Afrique qui est devenue un enjeu mondial à tous les plans depuis plusieurs siècles déjà, et qui devrait mobiliser tous ceux qui se battent contre l'ordre prédateur et nihiliste néolibéral ambiant, ayant pour idéologie de maintenir le système impérialiste sous des formes variées, dynamiques dans le temps mais toujours pareilles, et d’imposer le système capitaliste aux pays africains comme au reste du monde. C'est-à-dire vous et nous !

En guise de liminaire

2.1. « Hasta siempre Che Guevara ». Je me réjouis profondément de nous retrouver ensemble avec Aleida Guevara, fille d'une figure aussi marquante et emblématique de l'Histoire de l'humanité, en tous cas des luttes anti impérialistes aujourd'hui néolibérales, est tout un symbole. A travers elle je voudrais saluer la mémoire de son père, El Commandante Ernesto "Che" Guevara (dont il sera dans un petit mois, jour pour jour, le 51e anniversaire de son ignoble assassinat) ; le Che dont les actes et l'idéal, malgré ce que l'on puisse dire de la fin des idéologies, continuent d'inspirer tous ceux qui placent l'humain au centre du combat politique.

2.2. Bien qu'il soit difficile de relever le défi de ramasser en six minutes l'histoire d'un mouvement d'idées et de luttes politique, culturelle, philosophique... vieux de plus d'un siècle si l'on se réfère à ses initiatives fondatrices telle la première conférence panafricaine de Londres en 1900, voire de plus de deux siècles si l'on considère la révolution haïtienne de 1804 comme le moment fondateur des luttes pour l'émancipation du peuple noir de partout, de l'époque dite moderne par la découpe chronologique des historiographes.

Mon parti, le CNDD est panafricain par essence

3. La question qui nous est soumise et à laquelle je tâcherai de répondre en ce laps de temps est formulée ainsi : "comment à partir de votre expérience de parti politique d'opposition vous êtes arrivés à trouver important le mouvement panafricaniste ?" L'articulation de ma réponse à la question devrait d'abord omettre le mot opposition de la question, car notre vision politique inscrite dans les statuts et les fondements mêmes de notre parti sont panafricanistes par essence. Et c'est plutôt peut-être à cause de cela que notre lutte dès la naissance du mouvement de lutte politico-militaire, le CNDD, né de la nécessité de résister et d'organiser le peuple burundais contre un régime sanguinaire alors vieux de 40 ans et qui, au lendemain de l'assassinat du camarade Président M. NDADAYE en octobre 1993, heurte les tenants du statu quo ante. Le pouvoir de NDADAYE allait constituer un obstacle majeur aux impérialistes pour la conquête de la région, notamment la République Démocratique du Congo. Notre combat pour la liberté et la libération du peuple burundais, disais-je, a subi aussi le courroux des impérialistes et de leurs suppôts locaux, conscients ou non, tout au long de son existence, y compris quand il est devenu parti politique. Aujourd'hui en opposition au régime fantoche, tyrannique et anti démocratique de Bujumbura, le CNDD l'est devenu justement, car arrimé aux idées et idéaux panafricanistes et une vision anti impérialiste et ses tenants ou serviteurs, tel le régime burundais actuel.

4. Dès qu'il a été mis sur fonts baptismaux par son Assemblée Constituante le 8 mars 2003 et agréé comme parti politique le 13 janvier 2005, le CNDD s'est montré résolument dans la ligne du panafricanisme.
Cela se reflète notamment dans son manifeste : l'article 10 de ses statuts stipule que : « l’idéologie du Parti CNDD tire sa source dans la longue lutte pour l’émancipation des classes, peuples et nations opprimés ou dominés par d’autres. L’Idéologie du Parti CNDD se range dans le camp progressiste englobant les courants démocrate, socialiste, social-démocrate et écologiste. ». Par conséquent, de nos principes qui guident l’action du militant du CNDD, on retrouve ceux inspirant les vrais panafricanistes à savoir, entre autres : Unité et Solidarité ; Compter sur ses propres forces ; direction collégiale des affaires politiques ; critique et autocritique positives ; culte de la vérité et la transparence et enfin la concertation verticale et horizontale.

5. Qu'il suffise enfin de citer en illustration de notre inscription dans le sillage du panafricanisme un des 111 engagements de notre campagne électorale 2005 : "Le CNDD veillera à promouvoir ses relations avec toutes les institutions et ou groupes d’initiative panafricanistes" (Engagement 21). Et pour cela nous envisagions, et envisageons toujours, afin de mener à bien nos ambitions en matière de formation et d’éducation populaire, de doter le parti d’une école de formation politique et d’éducation populaire dans la perspective de préparer les jeunes regroupés au sein de la JPD (Jeunesse Panafricaine pour la Démocratie) et les femmes rassemblées au sein de la fédération des femmes du CNDD « ABAGUMYABUNTU » et ainsi vulgariser nos idées, éveiller enfin la conscience citoyenne et solidaire. Plus nous importe donc de parler de la nécessité de faire triompher les idéaux du panafricanisme.

Le panafricanisme est PAN-Liberté : toujours d'actualité, le combat du panafricanisme exige la solidarité de tous les combattants de la liberté de partout
6. Comme chacun sait, une action politique qui ne s'inscrit point dans le sens de l'histoire est vouée à l'échec: le panafricanisme comme système idéologique tel que développé depuis plus d'un siècle, et auquel s'arrime notre parti, avec ses hauts faits et ses bas moments, s’oppose en s'opposant à d'autres idéologies beaucoup moins reluisantes, voire néfastes et criminelles contre l'Humanité telles que l'esclavagisme, le racisme, le colonialisme et le capitalisme (et son pendant néolibéralisme), des systèmes qui, à dessein d'exploiter sempiternellement les richesses du continent africain, ont scellé son sort et hypothéqué l'émancipation de ses habitants depuis des siècles. Systèmes synonymes d'oppression (aujourd'hui sibylline), soumission (politique, économique et culturelle) et misère (physique, morale et spirituelle).

7. La réalité contre laquelle s'opposaient déjà les esclaves révoltés dans les cales des bateaux les amenant de force vers les Amériques, à savoir la déportation de dizaines de millions de Noirs Africains durant presque quatre siècles, déportation aux conséquences dramatiques et sans laquelle l'occident ne serait ce qu'il est aujourd'hui; la réalité contre laquelle se sont plus tard révoltés à Saint-Domingue ou Hispaniola (Bohio ou Ayti sont plus indiqués pour respect de la mémoire des Taïno des Arrawaks exterminés par la suite par les conquistadors de Christophe Colomb), les Dessalines, Christophe, Toussaint Louverture et surtout les célèbres Marronniers, à savoir la déportation et le traitement inhumain et dégradant des Africains, voilà la justification historique initiale de la naissance et de l'évolution du PANAFRICANISME. Redonner à l'homme noir et par-delà l'Afrique, à l'homme tout court, tout homme, sa dignité et sa liberté est le leitmotiv de sa lutte. Ce sera aussi celle des premières initiatives avérées depuis la première conférence de Londres de 1900 notamment par Henri Sylvestre Williams de Trinidad et Tobago et ses camarades : les terres africaines déjà émiettées et balkanisées par le fameux congrès de Berlin (partage du gâteau africain) sont aujourd'hui toujours bradées à vil prix en faveur des multinationales véreuses. La terre d'Africa est inviolable et non cessible ; elle ne se vend pas, car elle est considérée comme un don de Dieu : tel est un des principes fondateurs de nos ancêtres depuis nos ancêtres les Pharaons et autres Nubiens de la vallée du Nil. Notre combat panafricain est donc toujours de libérer totalement la terre africaine de ses prédateurs, de quelque acabit ou couleur de peau qu'ils soient.

8. De L'UNIA de Marcus Garvey (incarnant le panafricanisme populaire à l'origine du Negro Improvement and Conservation Association connue -UNIA- lors de la première convention internationale des peuples nègres du monde ) au premier congrès panafricain par William E. Du Bois en 1919 (panafricanisme intellectuel); du congrès de Bruxelles, avec Paul Ponda Fanana, soulevant avec véhémence, déjà, devrions-nous dire, le cas du Congo (actuelle RDC) et demander de l'inscrire au cœur de la lutte panafricaine; des actions d'un George Padmore inspirant N'krumah et Namdy Azikiwe d'où naitra le 5e congrès panafricain de Manchester, dont un memo qui devait être présenté à la conférence de San Francisco (création de l'ONU) ne put jamais avoir l'agrément des puissances prédatrices; du combat culturel des Aimé Césaire, Léon Gontran Damas, Senghor et les autres (Mouvement de la Négritude au niveau culturel qui est aussi un aspect du combat pour la liberté), en passant par les plus proches des années dites des "indépendances" comme les Sékou Toure, Kwame N'krumah, Modibo Keita, Lumumba, Rwagasore, Nasser , Nyerere, Amilcar Cabral, Franz Fanon ; la liste des leaders et des phases phares du panafricanisme est longue.

9. Ce qu'il convient de garder en tête et qui sera une œuvre de longue haleine, c'est que toute initiative, tout projet panafricain doit aboutir à créer ce que tous ont appelé de leur vœu : les Etats Unis d'Afrique. Mais cela n'est pas dans le sens des intérêts des puissances : N'krumah, Sankara et tous les autres, beaucoup d'autres l'ont payé presque toujours de leur vie.

mardi, 07 août 2018 07:42

Démographie africaine

Écrit par

Par l’Alliance des Forces Progressistes pour l’Afrique (AFPA)

Juillet 2018

L'évolution démographique du continent africain est-elle une chance ou une bombe à retardement quant aux perspectives de développement du continent ? Certains occidentaux bien-pensants n'hésitent pas à parler de « bombe démographique » à même de réduire à néant les espoirs d'amélioration des niveaux de vie promis par la croissance économique. D’autres estiment que les pays africains vont bénéficier d'un « dividende démographique ». En d'autres termes, d'une brusque accélération de la croissance économique, un événement qui se produit lorsque le nombre d'actifs est supérieur à celui des enfants et des personnes âgées. Mais ces discours relèvent généralement d’un européocentrisme teinté de culpabilité historique et parfois de racisme latent. Le spectre d’une Afrique surpeuplée qui se déverserait sur l’Europe sert bien les intérêts des puissances financières occidentales tout occupées qu’elles sont à détourner l’attention des peuples européens des vrais problèmes d’injustice économique et sociale qu’elles provoquent.
Après avoir fait état de quelques données démographiques, nous tenterons de déconstruire ces discours et de tracer des perspectives s’inscrivant dans une volonté progressiste mondiale, tant pour l’Afrique que pour l’Europe.

Publié:
16 janvier 2017

Seuls huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam à l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos.

Ce nouveau rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », montre que l’écart entre les riches et les pauvres est beaucoup plus important qu’on ne le craignait. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés alimentent la crise des inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en utilisant leur pouvoir pour influencer la politique. Il préconise donc des changements fondamentaux dans la façon dont nous gérons nos économies afin que celles-ci servent l’ensemble de la population, et non une poignée de privilégiés seulement.

De nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses plus réduite que l’on ne pensait. Si ces données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, et non 62 comme l’avait calculé Oxfam.

Pour Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, « il est indécent que tant de richesses soient détenues par si peu de monde, quand une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »

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