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I. INTRODUCTION

La Médiation/Facilitation dans la crise burundaise vient d’inviter le CNARED-GIRITEKA, pour des consultations, après sa tournée à Bujumbura. L’objet de ces consultations est de s’entendre sur l’agenda d’un « prochain round » de négociations, qui aboutirait à la signature d’un Accord devant notamment conduire le Burundi vers des élections crédibles. La présente proposition a pour objectif de donner un éclairage sur le contexte dans lequel vont se dérouler ces négociations, les facteurs déterminants à prendre en considération, les erreurs à éviter et les voies à privilégier pour espérer résoudre durablement la crise burundaise.

II. LE CONTEXTE QUI PREVAUT AU BURUNDI

La crise multiforme qui prévaut au Burundi depuis 2015, suite au 3ème mandat que M. NKURUNZIZA a brigué en violation de l’Accord d’Arusha et la constitution de 2005, qui en est issue, loin de s’estomper s’aggrave chaque jour davantage et ce sur tous les plans : politique, sécuritaire, économique, les violations des droits de l’homme, etc. et touche autant la population intérieure que la population en exil.

La crise burundaise s’aggrave d’autant plus que des actions, des lois, des événements hautement politiques viennent de se passer tout récemment, risquant de compromettre définitivement les pourparlers en cours, qui du reste battaient déjà de l’aile, pour plusieurs raisons.

Nous commenterons dans la présente proposition les plus dangereux pour le retour à la paix, à la sécurité pour tous et à la démocratie qui doivent passer impérativement par la restauration de l’esprit et de la lettre de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi du 28 août 2000.

Il s’agit de :

1. La récente promulgation d’une nouvelle constitution qui enterre définitivement l’Accord d’Arusha ;
2. La préparation et l’adoption unilatérale par le seul parti au pouvoir et ses alliés d’une feuille de route pour les élections de 2020, sans créer d’abord un environnement politique, sécuritaire et économique favorable à la tenue des élections crédibles.
3. La nomination précipitée et unilatérale d’une Commission Nationale Electorale indépendante(CENI), juste après l’annonce du prochain round des négociations.
4. L’annonce persistante du pouvoir de Bujumbura et même de la Médiation/Facilitation d’un 5ème round, comme étant le dernier round des négociations, alors que les négociations n’ont jamais réellement démarré.
5. La dégradation de la situation socio-économique et politico-sécuritaire ainsi que les violations massives des droits de l’homme au Burundi ;
6. L’identification des parties prenantes au conflit et leur inclusivité (partis politiques, société civile et autres groupes y compris les groupes armés), le mode d’invitation, la méthodologie et le cadre juridique des négociations.

mardi, 07 août 2018 07:42

Démographie africaine

Écrit par

Par l’Alliance des Forces Progressistes pour l’Afrique (AFPA)

Juillet 2018

L'évolution démographique du continent africain est-elle une chance ou une bombe à retardement quant aux perspectives de développement du continent ? Certains occidentaux bien-pensants n'hésitent pas à parler de « bombe démographique » à même de réduire à néant les espoirs d'amélioration des niveaux de vie promis par la croissance économique. D’autres estiment que les pays africains vont bénéficier d'un « dividende démographique ». En d'autres termes, d'une brusque accélération de la croissance économique, un événement qui se produit lorsque le nombre d'actifs est supérieur à celui des enfants et des personnes âgées. Mais ces discours relèvent généralement d’un européocentrisme teinté de culpabilité historique et parfois de racisme latent. Le spectre d’une Afrique surpeuplée qui se déverserait sur l’Europe sert bien les intérêts des puissances financières occidentales tout occupées qu’elles sont à détourner l’attention des peuples européens des vrais problèmes d’injustice économique et sociale qu’elles provoquent.
Après avoir fait état de quelques données démographiques, nous tenterons de déconstruire ces discours et de tracer des perspectives s’inscrivant dans une volonté progressiste mondiale, tant pour l’Afrique que pour l’Europe.

1. Depuis la rencontre entre les présidents MAGUFULI de la Tanzanie et Nkurunziza du Burundi en juillet 2017, les réfugiés burundais en Tanzanie ont été de plus en plus invités à rentrer dans leur pays par les autorités des deux pays.

jeudi, 12 juillet 2018 08:53

Appel Pour la paix et le développement en Afrique

Écrit par

Dixième Congrès du Parti de gauche

Villejuif les 29-30 juin et 1er juillet 2018

Des partis politiques africains et le Parti de gauche réunis au sein de l’Alliance des Forces Progressistes africaines (AFPA) lancent à l’occasion du Congrès du Parti de gauche réuni les 29-30 juin et 1er juillet 2018 à Villejuif l’appel suivant pour la paix et le développement en Afrique :

Unissons nos efforts :

• Afin de libérer l’Afrique de tous ses dictateurs et mettre un terme aux guerres de la misère qui ravagent nos pays ;
• Afin de relancer un véritable chantier de construction des Etats Unis d’Afrique, la seule voie pour vaincre le néocolonialisme et conquérir une véritable indépendance économique, sociale et culturelle pour assurer un véritable développement de l’Afrique dans l’intérêt des peuples africains ;
• Afin d’exiger des processus électoraux démocratiques non frauduleux avec en particulier le respect du principe constitutionnel de limitation des mandats présidentiels ;
• Afin que justice soit rendue à tous les martyrs des guerres et victimes des conflits, que la vérité éclate sur les implications des puissances impérialistes et que tous les prisonniers politiques soient libérés avec le retour sécurisé de tous les exilés dans leurs pays.

Villejuif le 01/07/18

Camarades !

Rappelons-nous tout d’abord que la politique africaine est essentielle pour la France car elle lui permet de garder son rang au Conseil de sécurité de l’ONU ; or cette politique africaine actuelle de la France se réduit :
À la défense des intérêts énergétiques liés notamment à l’industrie nucléaire, dont la sortie est l’une des conditions prévue à notre programme pour cesser de spolier ce continent ;

À une réponse militarisée au terrorisme, réponse inefficace et faisant risquer à nos armées un enlisement au Sahel ; nous assistons de façon générale à une militarisation de la relation France /pays d’Afrique, militarisation incarnée par Le Drian sous Hollande et sous Macron ;

À la « privatisation » du système françafricain au profit de quelques oligopoles dans les industries extractives, la logistique et les services ;

À des accords de libre-échange imposés par l’Europe qui sapent toute possibilité d’émergence d’une souveraineté économique des pays africains.

Cette politique, reprise à son compte par E. Macron, n’apporte aucun changement et conduit à soutenir des régimes spoliant les droits humains, tout en favorisant une émigration qui prive les pays de leur jeunesse. Nous rejetons cette politique au profit d’une politique de partenariat et de coopération qui permettrait seule à l’Afrique de trouver sa place dans le concert des nations.
Aussi dans nos déclarations, qui sont très diffusées dans les pays concernés et qui font parfois bouger les choses, nous dénonçons régulièrement :

En dates du 4 et 5 juin 2018, s’est tenu dans les enceintes du Grand Séminaire Jean Paul II de GITEGA, un atelier interne au parti CNDD autour du thème : « Dialogue interpartis, leadership et communication politique ».Ledit atelier a été organisé par le BLTP (Burundi Leadership Training Program) à l’intention de 25 militants du Parti CNDD, à raison d’un représentant de chacune des 18 provinces que compte le pays, de 3 représentants la direction du parti, de 2 représentants respectivement des mouvements fédérés des jeunes et des femmes.

Barundi,
Barundikazi,
Bagumyabanga ba CNDD,

Ndabaramukije amahoro, Iteka n’iterambere

1. Uno munsi turamutse duhimbaza isabukuru, twibuka imyaka 56 Uburundi bwikukiye kw’igenekerezo ryo ku wa mbere Mukakaro 1962. Kuri uyo munsi twama twibukanije insiguro y’iryo jambo kwikukira kugira dusuzume intambwe igihugu cacu giteyeko mu kwikukira, mu kugendera intahe y'ubwigenge n'ingaruka nziza bijana.

2. Twosubira kwibutsa gatoya yuko, co kimwe n’ibihugu nka vyose vyo muri Afrika, imbere y’umuzo w’abazungu, Uburundi bwari bufise intahe yuzuye yo kwigenga. Muti gute ? Uburundi cari igihugu ciyubashe, gifise imbibe. Intwaro ya cami yari itunganijwe kuva hasi gushika hejuru. Intwaro yari ifise ingabo z'umwami zakingira imbibe z'igihugu. Abarundi baragwanye n'inteko zitandukanye zo hanze kandi barazitsinze. Kuri Ntare Rugamba baratsinze aba Zulu bateye Uburundi bavuye hanze muri Afirika y'epfo. Mwezi Gisabo yaragwanije Abarabu ba Rumariza bari baje kugira abaja Abarundi arabatsinda.Yaragwanije Abadagi, ariko kubera bari bafise ibigwanisho bicira umuriro bikaze cane baratsinze ingabo z'Uburundi za Mwezi Gisabo, inyuma y'ingwano yamaze hafi imyaka umunani. Ni ho havuye « Amasezerano » yitiriwe aya « Kiganda »yateweko igikumu ku wa 06/06/1903 aho i Kiganda nyene.

3. Abarundi bari batunzwe n'uburimyi n'ubworozi. Bararima bakimbura amahonda, imyumbati, ibijumbu vyinshi, ibigori, inumpu, ibiharage, ubwishaza, amatugu, impande, inkore, amasaka, uburo , ibitoke, intengwa, imyungu, imihiti, n'ibindi vyinshi vyagaburira igihugu inzara kikabaza. Ababishoboye, mu ntara zimwezimwe, barubakira imigina bakaraza utunyabobo n'iswa, kandi yari imfungurwa ngirakamaro ku magara y'abantu. Barorora inka, impene n'intama, inkoko n'ibindi bitungwa. Rimwe na rimwe haraba inzara yatewe n’uko imvura yataze, yaguye nabicanke inzige zahitanye imirima zikayirigita.

4. Uretse kurima no kworora, Abarundi bari batunzwe n'imyuga, bari bafise inganda maze bagahingura ibikoresho bakeneye: isuka, imihoro, ibikutso, ivyakunze, impuzu, uburiri baryamako, intebe, imiti yabo ni iyo ibikoko…

5. Ndetse Uburundi bwari bufise, umuco ushinze imizi kure cane iyo ba sokuru bamuka: hari hategekanijwe n'umunsi mukuru w'uburimyi mu mpera z'ukwezi kwa Kigarama wari rutura wahuza Abarundi bose ku kirimba, ari munsi w’umuganuro kandi wari ufise ihangiro rihambaye.

Publié:
16 janvier 2017

Seuls huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam à l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos.

Ce nouveau rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », montre que l’écart entre les riches et les pauvres est beaucoup plus important qu’on ne le craignait. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés alimentent la crise des inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en utilisant leur pouvoir pour influencer la politique. Il préconise donc des changements fondamentaux dans la façon dont nous gérons nos économies afin que celles-ci servent l’ensemble de la population, et non une poignée de privilégiés seulement.

De nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses plus réduite que l’on ne pensait. Si ces données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, et non 62 comme l’avait calculé Oxfam.

Pour Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, « il est indécent que tant de richesses soient détenues par si peu de monde, quand une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »

Que dire en plus après le torrent de réactions réprobatrices suscitées par les propos du président des États-Unis qualifiant certains pays de « shithole countries » c'est-à-dire de « pays de merde » ? La santé mentale du président étant même remise en cause à coups de douteux chiffres et tests (171 points avec le PPI-R. 2 points de plus que Hitler. Devancé par Henry VIII avec ses 178 points et Saddam Hussein avec ses 189 points.). Mais pourquoi sa santé mentale n’est pas remise en cause quand il traite le Vénézuela de pays terroriste et Maduro de « dictateur » « illégitime » ?

L’injure de Donald Trump est du pain béni pour les différentes tendances impérialistes états-uniennes démocrates mais aussi républicaines. Ce Caligula ou Néron yankee permet de cacher le vrai débat aux masses opprimées états-uniennes. Ce n’est pas le système qui est en cause mais le fou à la tête du pays. Et elles pourront avoir pour slogan Make America great again. Anticipant sur la communication des prochains candidats états-uniens, déjà certains parmi les insultés disent « Quelle tragédie qu’un si grand peuple, qu’un si grand pays, phare de la liberté, de la démocratie, du savoir et des idées, soit dirigé par quelqu’un d’aussi « mal juqué » ! ». Donald Trump est aussi du pain béni pour les américanophiles. Oui, eux aussi comme ceux qu’ils aiment prennent la partie pour le tout. Ils en profitent pour réaffirmer leur allégeance au système, en le vantant mais en critiquant ce qui ne serait qu’un accident de l’histoire : Donald Trump.

Et on a envie de leur demander When was America ever great ?
Lors de la création des États-Unis avec le sang dégoulinant du génocide indien ?
Lors des assassinats de Martin Luther King et de Malcolm X qui rappelle la période, en Afrique, des assassinats de Lumumba, Cabral, Moumié, Sankara… ?
Dans l’oppression des minorités nationales noires, chicanos ?
Lors du soutien de Mobutu, du régime de l’Apartheid en Afrique du Sud et en Rhodésie ?
Lors de la mise en œuvre de la stratégie du chaos en Irak, en Libye ou en Syrie ?
Lors de la Guerre de Corée ? Justement parlons-en !

Bagumyabanga ba CNDD
Bagumyabuntu ba FFD
Namwe Ntebutsi za JPD
Barundi,
Barundikazi,
Bagenzi mwese, ncuti za CNDD,

Ubwa mbere na mbere, munkundire ndabature indamutso y’urukundo ivuye ku mutima: Nti ni musangwe amahoro, iteka, itekane n’iterambere kuri bose!

1. Nagira rero, kw’izina ry’umugambwe wacu CNDD, ku ry’umuryango wanje, eka no kw’izina ryanje nyene, ndabipfurize mwese, Inweri nziza cane, n’umwaka mwiza muhire mushasha wa 2018. Muze muwugiremwo amagara meza, amahoro n’iterambere mu ngo zanyu, eka n'igihugu cacu kibonereho kuva mu magume, ubukene butagira izina n’intwaro z’inguvu n’agacinyizo, gisubire kuramutswa iteka kuri bose na Demokarasi.

Bagumyabanga mwese, Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Umugambwe wacu CNDD,

2. Muri bene bino bihe, vyo kwipfurizanya umwaka mushasha mwiza, ntawosiga inyuma kwirimbura, no gukubitiza akajisho aho umuntu ageze, na canecane ivyo igihugu cacu, tukaboneraho gutereza amaso imbere, kuri kazoza kacu. Munkundire rero, tubice ku mayange.
Turazi yuko, uwu mwaka urangiye, nk’uko tuguma tubibona kuva mu mwaka wa 2005, ubuzima bw'abarundi bwagumye butituka; haba mu vy’imibano, ubutunzi canke ivya poritike y’igihugu. Twobibutsa uturorero dukeya gusa. Nko mu vy’ubutunzi, murazi yuko kw’isi yose, bagereranya ifaranga ry’igihugu n’amafaranga bita y’agaciro azwi nk’idorari. Mu 1990, idorari ryavunjwa hafi FBU 170, mu 2000, hafi FBU720, mu 2005 hafi BU1080. Uyu munsi, idorari rigeze ku mafaranga y’amarundi 1750 mw’ibanki, kurironka akaba ari umuzi w’ibuye, kw’isoko akaba isanzwe ari mu 2700! Ubukene rero bw’agakengereza, ni bwo busigaye bwigize ndanse mu gihugu. ikibabaza kigasonga, ukabona amagorofa aduzwa hirya no hino, iminsi mikuru y’urutavanako igatunganywa n’ubutegetsi, hamwe n’umugambwe ugomba kwigarurira ivy’igihugu cose, buririmba ngo ejo ni heza, bakama mu myiyamazo n'imyiyerekano, abanyagigugu batubitse uwa vubi; n’iminsi mikuru nk’iyi ya Nweri, n’ukwigina umwaka mushasha, igashika nka bose baganya, ico bazohereza umuryango. Ubuzima rero bwaratitutse, kuko ata mwimbu wotuma ubutunzi bw’igihugu butera imbere uriho, utubonetse na two tugaherera mu mipfuko y’akagwi gatoyi. Kukaba nka ko, Uburundi buharurwa kw’isonga ry’ibihugu, vyo muri Afrika y’ubuseruko mu kurya ibitutire. Amatohoza yerekeye ingene abantu babaho, yerekana ko abarundi barenga ibice 70%, bari munsi y’uko umukene asanzwe abaho, bisobanura ko, benshi turi ico bita mu kirundi “abafafara”, mu gihe benshi baronka utwo bahendesha umunwa, rimwe gusa ku munsi, batazi n’ikizorirenza bukeye! Hafi ibice 60% vy’abarundi bageze gukora akazi, na canecane urwaruka, barashomereye. Amakori yarabaye umurengera, igisongera isibe muri ino minsi, akaba ari uko ubutegetsi buriko butangisha ku nguvu, abanyagihugu ikori, ridategekanijwe muri rya bwirizwa rigenga, amafaranga Reta ikoresha ku mwaka. Aho tugomba kuvuga, ya ntererano y’amatora, bakitiranya ugutsimbataza ubwigenge, n’ukwikumira mu makungu. Mu vy’imibano, tuvuze nko mu gisata c’indero, kubera ko, ubutegetsi bufise ingendo y’uguhindagura, ibintu bitabanje kwigwa neza, na canecane abo vyega ubwa mbere, babanje kubigishwako inama, naho ubwo butegetsi nyene buguma bwihaya kumwe kwa wa mugani w’igikere, ngo abana biga ku buntu, bisigaye vyigaragaza ko abo bana bo Burundi bw’ejo “biga ubusa, bakigira ubusa”, kuko n’iyo barangije amashure ata n’akazi baronka, akanovera k’inyigisho kakaba karatitutse, ku rugero ruteye ubwoba, bose basemerera. Abanyeshure, canke amasendika, ntagifise n'uburenganzira bwo kugaragaza ahabona, mu mvugo canke mu myiyerekano, akababaro bafise ku mutima. Ubu bose batekewe n’ubwoba, nta wudyogora.

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