Actualitéshttp://www.cndd-burundi.com Fri, 29 May 2020 07:05:55 +0000fr-frBURUNDI : élections factices, répression des opposants et grâce divine face à la pandémiehttp://www.cndd-burundi.com/actualites/917-elections-repression-opposants-pandelie http://www.cndd-burundi.com/actualites/917-elections-repression-opposants-pandelieBURUNDI : élections factices, répression des opposants et grâce divine face à la pandémie

BURUNDI : élections factices, répression des opposants et grâce divine face à la pandémie

Au Burundi la campagne électorale est en cours pour le triple scrutin prévu le 20 mai : élections des députés et des conseillers communaux, mais également celle du président de la République. Une campagne qui s’achèvera le 17 mai. Le tout dans un climat de défiance à l’égard du gouvernement pour sa gestion de l’épidémie de coronavirus et de répression de l’opposition.

Cinq ans après les dernières élections (Pierre Nkurunziza souhaitant un troisième mandat malgré la limite de deux mandats prévue par l’Accord d’Arusha, la tentative de putsch du 13 mai 2015 et la répression qui a suivi) les Burundais retournent aux urnes. Rappelons qu’en mai 2018, un référendum constitutionnel a eu lieu sur fond d’abus généralisés commis par les autorités locales, la police et les membres des Imbonerakure. Les modifications de la Constitution ont étendu la durée du mandat présidentiel à sept ans, ont effacé le compteur des mandats présidentiels effectués, ont démantelé les arrangements de partage du pouvoir ethnique qui étaient fondamentaux dans l’Accord d’Arusha, et ont conféré plus de pouvoirs au président. La période suivant le référendum a été marquée par des abus à l’encontre de personnes suspectées d’avoir voté contre le référendum ou d’avoir encouragé d’autres personnes à faire de même.
Nkurunziza forcé par le cercle mafieux des généraux autour de lui a, la mort dans l’âme, finalement renoncé en 2019 à la candidature aux « présidentielles » du 20 mai 2020. Le cercle mafieux des généraux comprend l’inamovible ministre de la sécurité publique, le général Alain Guillaume Bunyoni, le Chef d’état major général de l’armée, le lieutenant général Niyongabo Prime, l’administrateur général du service national des renseignements, le général Ndirukobuca Gervais alias Ndakugarika. Au dernier congrès du 25 janvier 2020 de leur parti dont le seul objectif était de désigner le successeur de Nkurunziza, le groupe mafieux des généraux a aussi refusé le candidat civil de Nkurunziza, Nyabenda Pascal, président actuel de l’assemblée nationale. A la place, les généraux ont désigné le général major Evariste, secrétaire général actuel du parti. Le principal critère de désignation d’un candidat est d’avoir été combattant, donc militaire, cela est propre aux partis militaristes comme celui au pouvoir au Burundi.

Un autre critère non négligeable qui a pesé en faveur d’un candidat autre que le président évangéliste est l’image ternie de Nkurunziza vis-à-vis de l’occident. De ce fait, le cercle mafieux en décidant de choisir le général Evariste espère drainer des aides, des devises extérieures pour remplir les caisses de l’Etat. Ils espèrent que l’Union Européenne va lever les sanctions économiques contre le Burundi, le retour des ONG…. Mais en contrepartie, le général Evariste est tenu de protéger les intérêts et les biens mal acquis du cercle mafieux. Pour baliser et consolider son immunité, l’Assemblée nationale du Burundi a adopté le 21 janvier 2020, un projet de loi qui élève Nkurunziza au rang de « Guide suprême du patriotisme ». Cela signifie que Nkurunziza sera dans le futur consulté à ce titre « sur des questions relatives à la sauvegarde de l’indépendance nationale, à la consolidation du patriotisme et à l’unité nationale ». Il reste là et garde la primauté dans son système ; mieux, il aurait préféré s’autoproclamer roi du Burundi, mais des conseillers l’en ont dissuadé. Il part donc sans partir.

L’Assemblée nationale a de plus voté un projet de loi octroyant à Nkurunziza des avantages exorbitants à la fin de son mandat : une villa de très haut standing déjà en construction à Gitega, un versement exceptionnel de 500 000 USD, six voitures et une allocation annuelle à vie au terme de son mandat, égale aux émoluments d’un député pour toute sa vie. Cette loi fait la distinction entre les anciens chefs d’État élus au suffrage universel, – en l’occurrence le seul Pierre Nkurunziza -, et ceux issus de « convention ou d’accord (de paix) » tels que Sylvestre Ntibantunganya (1994-1996) et Domitien Ndayizeye (2003-2005) et exclut de son champ d’application les présidents qui seraient arrivés au pouvoir par un coup d’État, comme Pierre Buyoya (1987-1993, 1996-2003).

Le 26 janvier 2020, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) a donc désigné le général Évariste Ndayishimiye, alias Neva, le secrétaire général du parti, comme candidat à la présidence. Il a évolué comme officier des FDD depuis le maquis en 1995 ; après les négociations de cessez le feu de Pretoria en 2002, il a été hissé au grade de général major. Après les élections de 2005 il a occupé successivement les fonctions de ministre de l’intérieur, de la sécurité publique, de chef de cabinet du président, de chef de cabinet civil, de chef de cabinet militaire. Le général Evariste est un homme du sérail, bon vivant et bon buveur. Intellectuellement et politiquement, il a très peu de connaissances, il navigue presque à vue. Son discours de campagne ponctué de prières est totalement vide, il le dit lui-même que s’il gagne les élections, il ne voit pas ce qu’il fera puisque étant donné que son prédécesseur Nkurunziza a tout fait !
Le principal adversaire d’Évariste Ndayishimiye est le leader historique de l’ex-rébellion hutu des FNL et candidat du parti Conseil national pour la liberté (CNL), Agathon Rwasa. Il y aura également Domitien Ndayizeye, président de transition entre 2003 et 2005, aujourd’hui à la tête de la coalition Kira Burundi. Comme trois autres prétendants, sa candidature avait d’abord été rejetée par la commission électorale (Céni), mais il a finalement eu gain de cause après un recours à la Cour constitutionnelle.

Qui est Agathon Rwasa ? Pendant la crise du troisième mandat déclenchée en 2015, pour s’assurer d’une certaine légitimité électorale, Nkurunziza désigna 30 députés de la mouvance Rwasa, il lui accorda aussi 5 portefeuilles ministériels sans que Rwasa (originaire de Ngozi dans le nord du Burundi tout comme Nkurunziza) fasse campagne. Ce dernier a profité de ses positions que lui et les siens occupent dans les institutions pour se créer une grande visibilité sur le terrain. Les autres opposants pourchassés ont dû prendre le chemin de l’exil. Il jouit aujourd’hui d’une grande popularité et paraît au peuple comme une alternative au système Nkurunziza, non pas parce qu’il aurait un projet pour le Burundi, mais parce que le peuple veut le changement pour le changement. Rwasa depuis 2010 aurait bénéficié des financements de la France et la Hollande. Il a aussi une vision évangéliste pour le Burundi et il affirme comme Nkurunziza que Dieu l’a désigné pour devenir président. Il a écarté ou éliminé presque tous les meilleurs cadres de sa mouvance CNL. Il peut apparaître comme un bon candidat pour certaines puissances impérialistes.
Agathon Rwasa le vrai-faux opposant !

Au regard de l’évolution de la campagne électorale en cours, le risque que cette mascarade électorale déclenche une amplification des violences physiques dans tout le pays est très élevé. Les activistes de Rwasa sont quotidiennement persécutés, soit arrêtés et incarcérés, soit tués. Le parti CNDD FDD dans une élection transparente ne pourrait battre aucun parti de l’opposition. Le scenario probable est donc le suivant : Rwasa normalement gagnera cette élection comme Odinga au Kenya ou Fayulu en RDC, mais le candidat du CNDD-FDD le général Évariste Ndayishimiye sera proclamé vainqueur. Ce parti a commis tellement de crimes humains et financiers qu’il n’entend pas quitter le pouvoir par la simple voie des urnes, le pouvoir est son véritable bouclier.

Il dispose d’une machine redoutable de répression: les structures qui organisent les élections de la CENI, l’appareil judiciaire inféodé au régime dont la cour constitutionnelle, l’administration, les forces de défense et de sécurité, les milices armées Imbonerakure qui quadrillent toutes les collines, un arsenal de textes juridiques taillés sur mesure…
La liberté de la presse est inexistante : des journalistes indépendants sont empêchés d’assister à de conférences de presse officielles, des journalistes sont condamnés pour avoir enquêté sur l’insécurité ; la très restrictive loi sur la presse de 2018 et le nouveau code de conduite pour les journalistes pendant les élections ont restreint la capacité des médias à publier des informations d’intérêt public.
Le 1er octobre 2018, les autorités ont suspendu les activités des groupes non gouvernementaux étrangers pendant trois mois pour les forcer à se ré-enregistrer, notamment en présentant une nouvelle documentation indiquant l’origine ethnique de leurs employés burundais.

Le Burundi n’est pas épargné par ce virus même si la communication officielle fait penser à un éventuel ralentissement de sa propagation par rapport aux pays voisins. Il y a lieu de craindre que le Gouvernement du Burundi a pris une voix périlleuse de sacrifier la santé de la population sur l’autel des intérêts d’une élection qui est ni crédible, ni démocratique, ni transparente.
Dès l’ouverture de la période de la campagne électorale, certains partis politiques comme des indépendants ont commencé à sillonner tout le pays, rassemblant par là des milliers de burundais sans aucun aménagement ni des mesures de prévention contre la propagation de la pandémie du Covid-19.

Les autorités, pour lesquelles le pays est protégé par la « grâce divine », n’ont prévu pratiquement aucune mesure de protection spécifique pour les rassemblements électoraux.
Les conditions sanitaires sont quant à elles explicitées par Léonard Nyangoma dans l’article suivant cette déclaration ; je rappellerai simplement qu’en 2019, les autorités ont refusé de déclarer une épidémie de paludisme malgré l’enregistrement de 8,5 millions de cas – sur une population de plus de 11,5 millions – et de plus de 3 000 décès, ce qui a compromis la réponse à la maladie. Compromettre les opérations humanitaires et limiter la communication efficace sur le COVID-19 comme le fait actuellement le gouvernement burundais ne feront qu’exacerber les difficultés pour garantir le respect des directives de santé dans un pays où seule la moitié de la population a accès aux services sanitaires de base et où plus de 70 pour cent de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Dans un communiqué publié lundi, Human Rights Watch (HRW) dit avoir recensé ces six derniers mois plusieurs cas de meurtres, disparitions, arrestations arbitraires, menaces et harcèlement à l’encontre d’opposants présumés. Entre janvier et mars, la Ligue Iteka, une organisation de défense des droits humains burundaise en exil, a signalé 67 meurtres, dont 14 exécutions extrajudiciaires, 6 disparitions, 15 cas de violences basées sur le genre, 23 cas de torture et 204 arrestations arbitraires.
Human Rights Watch a constaté que les autorités locales et les membres des Imbonerakure avaient extorqué des « dons » pour financer les élections de 2020, dans de nombreux cas par la menace ou la force, et avaient empêché l’accès aux services publics de base pour ceux qui ne pouvaient pas fournir une preuve de paiement, dans un contexte de crise humanitaire désastreuse.
Depuis 2015, des centaines de milliers de Burundais ont fui le pays et, d’après le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en février 2020, il y avait plus de 335000 réfugiés burundais dans les pays voisins. Entre septembre 2017 et avril 2020, 80 000 réfugiés étaient rentrés au Burundi dans le cadre d’un programme de rapatriement volontaire soutenu par le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Ces rapatriements continuent malgré la pandémie.
La position du CNDD, parti d’opposition de gauche, de Léonard Nyangoma, prise lors des assises de son comité directeur, reste inchangée : le CNDD ne peut cautionner une élection biaisée dont les conséquences prévisibles sont l’amplification des violences généralisées dans le pays.

Le Parti de Gauche exige la libération des prisonniers politiques et des journalistes emprisonnés et dénonce ces élections factices et jouées d’avance. Seule une force populaire organisée comme au Soudan pourrait déboulonner le système Nkurunziza du pouvoir et le peuple burundais ne peut se laisser tromper par les manœuvres odieuses actuellement en cours.
Pierre Boutry
Déclaration de la Commission Afrique du Parti de Gauche
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Le 10 Avril 2020

Le Burundi face à la pandémie du COVID-19


I. Les faits

1. C‘est en décembre 2019 qu’un virus inconnu de la famille des coronavirus est apparu dans le centre de la Chine qui a pris rapidement des mesures drastiques de confinement et de désinfection pour près de 60 millions de personnes.

2. Cependant, le virus, comparable à celui de la grippe espagnole des années 1920, se répand partout dans le monde paralysant des pays entiers, suscitant la psychose et ébranlant les économies nationales et mondiale. Depuis début mars, l’Europe est devenue l’épicentre du COVID-19 et en moins de 3 semaines, le nombre de cas et de morts ont dépassé ceux de la Chine. En ce moment même, plus de 1 million trois mille cas de personnes ont été contaminés, plus de 76 mille morts et plus de 290 mille guéris.

3. L’Afrique n’a pas été épargnée par cette pandémie, elle compte à ce jour 9457 cas confirmés, sur les 54 de l’UA 51 sont touchés. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 442 personnes selon le bilan du Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. 652 personnes sont guéris. Les trois États les plus touchés en termes de cas de coronavirus ce 7avril 2020 à 13h32 TU sont l’Afrique du Sud (1 686), l’Algérie (1.423) et l’Égypte (1322) .

4. Notre pays le Burundi bien que coupé du monde(confiné) depuis la déclenchement de la crise politique en 2015 vient d’enregistrer trois cas de personnes contaminées. Deux de ces trois contaminés étaient dans un lieu de confinement depuis leur retour de l’étranger. Pour sortir du lieu deconfinement ils ont corrompu les agents de surveillance avec la bénédiction du ministre de la sécurité publique, ils ont eu le temps pendant au moins 15 jours de répandre le virus dans le pays principalement en Mairie de Bujumbura capitale économique avant qu’ils ne tombent malades et soient hospitalisés.
Tous les pays voisins du Burundi sont contaminés, le Rwanda avec 105 cas, la RDC 161 cas dont 18 décès, La Tanzanie 24 cas dont un décès. Les autres pays de la communauté de l’Afrique de l’Est ne sont pas non plus épargnés, le Kenya avec 172 dont six décès, l’Uganda avec 52 cas, le Sud Soudan avec un seul cas.

5. Une bonne partie de la population est dans la peur et ne cache pas son inquiétude face au laxisme et laisser aller affichés par les autorités du pays vis-à-vis de la pandémie, en province comme à Bujumbura, la capitale. Le pays continue de tourner comme si rien n’était, les meetings des partis politiques se poursuivent, les match de championnat de football continuent….. Et pourtant certaines personnes proches de l’oligarchie au pouvoir ont des soupçons bien fondés comme quoi le gouvernement cache au moins une cinquantaine de burundais contaminés du COVID-19, ces derniers suivent un traitement à leurs domiciles en cachette. Le coronavirus est aubaine pour le régime de Bujumbura qui veut organiser la mascarade électorale du 20 mai 2020 dans l’opacité totale.

6. Alors que plusieurs pays africains se sont barricadés et ont ordonné le confinement de leur population, aucune mesure exceptionnelle n’a été annoncée à Bujumbura. Certes, les vols commerciaux internationaux au départ et à l’arrivée de l’aéroport de la capitale ont été suspendus à partir du 22 mars. Dans un communiqué lu par le ministre de la santé, les Burundais ont été invités à observer uniquement trois mesures de protection: « se laver les mains à l’eau et au savon ou à l’eau chlorée ; éviter de se saluer en se serrant les mains ou en s’embrassant et tousser ou éternuer dans votre manche ou utiliser un mouchoir en papier qui doit être jeté immédiatement dans une poubelle, puis nettoyez-vous les mains ».
Le ministère de la santé rappelle tout le temps que le port de masque est réservé uniquement aux personnes infestées par le COVID-19 et au personnel de santé chargé de la prise en charge de ces dernières.

II. Le système de santé burundais, ressources humaines et financières

1.Le système de santé burundais Le système de santé burundais est organisé suivant 4 niveaux pyramidaux : – le niveau communautaire où on trouve les réseaux communautaires de santé : les accoucheuses traditionnelles et les comités de santé. – le niveau centre de santé qui est la première structure de contact avec les communautés pour des soins préventifs, curatifs et promotionnels. – L’hôpital de district où les centres de santé doivent référer leurs malades en cas de besoin : on doit y trouver des compétences minimales en chirurgie et en gynéco obstétrique – l’hôpital de 2ème référence : ces hôpitaux sont au nombre de 5 et reçoivent les malades référés par les hôpitaux dedistrict. – les hôpitaux spécialisés tous situés à la capitale économique de Bujumbura qui reçoivent les malades venant des hôpitaux de 3ème référence. Cependant le circuit des malades n’est pas respecté surtout avec la mesure improvisée en 2005 de la gratuité des soins pour les mères qui accouchent et les enfants de moins de 5 ans.

2. Ressources humaines et financières
Selon les projections du recensement général de la population de 2008, en 2018, la population burundaise s’élevait à 11.759.805 habitants. Avec ses 422,50 hab. /km2, le Burundi est le 3ème pays le plus densément peuplé d’Afrique. Garder sa population en bonne santé devient ainsi un impératif pour en tirer les meilleurs dividendes. Pour s’en donner les moyens, les ressources humaines et financières pour la santé, suffisantes en quantité et en qualité sont indispensables. Selon un rapport du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida de 2012 au Burundi, l’effectif total des ressources humaines en santé était de 15.937 dont 5.957 infirmiers, 418 médecins, 16 sages-femmes et autre personnel d’appui, soit 1 médecin pour 19.231 habitants alors que l’OMS recommande au moins 1 médecin pour 10.000 habitants. Par contre, le ratio infirmier par habitant est assez satisfaisant avec un infirmier pour 1349 habitants (la norme de l’OMS étant d’un infirmier par 3 000 habitants) mais avec un manque criant de sages-femmes (1 sagefemme pour 124.312 femmes en âge de procréer).
La majorité des 18 provinces n’ont aucun médecin spécialiste car 70 % d’entre eux sont basés en Mairie de Bujumbura, de même que 50.5% de tous les médecins et 21% de tous les infirmiers. Le Burundi est aussi plongé dans une crise politique majeure, cette situation constitue un grand obstacle au retour dans leur pays des centaines de médecins burundais spécialisés dans plusieurs domaines de la médecine, de la chirurgie à l’ophtalmologie. Notons aussi que de nombreux jeunes médecins qui terminent les études se retrouvent en chômage. Les ressources financières du secteur de la santé provenant essentiellement des recettes fiscales de l’État et de l’aide extérieure restent insignifiantes. La part des dépenses allouées au développement des programmes sanitaires est à peine de 4% (norme recommandée par l’OMS : 15%), la plus grande proportion du budget étant consacrée au paiement des salaires.
Avec un tel budget rudimentaire, le Burundi comme plusieurs pays africains sont dépourvus de personnel, d’équipement et de médicaments pour faire face à la pandémie du COVID-19 même si la Chine est en train d’assister presque tous les pays africains en personnel et matériel (masques, respirateurs…). Le Burundi ne dispose que de deux respirateurs, deux hôpitaux à même d’accueillir les cas graves en urgence. Pour tester le COVID-19, le Burundi disposerait de deux appareils seulement, il faut venir à la capitale économique Bujumbura pour le dépistage et le traitement.

Seules quelques mesures préventives et de protection pourraient limiter les dégâts et nous éviter des milliers de morts. Tout cela demande une bonne organisation et coordination à l’échelle nationale , régionale et africaine. Pour y remédier :
1. Chaque gouvernement devrait mettre en place un comité des scientifiques pour suivre régulièrement l’évolution de la pandémie et apporter des réponses adéquates. Certains pays le font déjà.
2. Les ministères de la santé région par région doivent mettre aussi en place une structure de scientifiques régionales dont deux membres feront partie de la structure continentale
3. Chaque pays est appelé à prendre des mesures drastiques pour protéger sa population , mais ces mesures doivent être compatibles avec la situation socioéconomique du pays, sinon elles pourraient faire du mal que la pandémie elle-même. Le confinement chez soi est difficile à mettre en pratique dans une économie à prédominance informelle où de citoyens vivent au jour le jour.

4. De ce fait quelques propositions de mesures à prendre en plus des mesures ayant trait à l’hygiène comme le nettoyage des mains :

1°. Suspendre les rassemblements de plus de 3 personnes (messes, fêtes, matchs, les bistrots, meetings…), notamment reporter la future mascarade électorale du 20 mai 2020 à une date ultérieure au Burundi.
2°. Identifier les personnes âgées de plus de 50 ans pour les tester et les confiner dans les hôtels pour ceux qui vivent dans les centres urbains. Dans le monde rural,
c’est relativement facile, un paysan n’éprouvera pas beaucoup de difficultés de rester chez lui et continuer à vaquer à ses activités agricoles ou autres.
3°. Isoler les centres urbains des campagnes mais laisser les marchandises circuler
4°.Fermer les écoles primaires ,secondaires et les universités
5°.Réquisitionner certaines industries textiles pour la fabrication des masques et encourager les initiatives locales dans la production des masques. Au Burundi, l’État pourrait rée-nationaliser le Complexe Textile du Burundi COTEBU. Il faut stimuler en même temps la population à l’inventivité et à prendre des initiatives pour se protéger contre le COVID-19
6°.Procéder à une révision budgétaire pour atteindre une souveraineté sanitaire et alimentaire. Il faudra porter le budget alloué à la santé et à l’éducation respectivement à 15 % et 20 %.
7° Soutenir et encourager les chercheurs burundais et africains qui mènent des efforts énormes dans le dénuement total pour mettre au point des traitements ou des vaccins contre la pandémie du COVID-19
8° Chaque gouvernement devrait tirer les leçons de cette pandémie en créant des centres de recherche avec un budget suffisant pour s’apprêter à mieux gérer d’éventuelles épidémies et/ou pandémies futures. L’autre leçon majeure de cette crise sanitaire est la nécessité de former un grand nombre de personnel médical compétent à tous les niveaux, créer de grands hôpitaux au service de tous les citoyens. C’est une leçon surtout pour une fraction de l’élite africaine privilégiée habituée à se faire soigner à l’étranger. Pour ce faire, il faudra recourir à l’assistance extérieure principalement cubaine qui apporte une aide désintéressée fondée sur le principe de la solidarité humaine et internationale.
9° Chaque gouvernement devrait punir exemplairement les agents de sécurité qui se laissent corrompre pour violer les mesures adoptées pour stopper la propagation du COVID-19.
Léonard Nyangoma Président du CNDD

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ActualitésWed, 20 May 2020 09:56:06 +0000
COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNDD A L’ISSUE DES ASSISES DU COMITE DIRECTEUR DU 15 FEVRIER 2020http://www.cndd-burundi.com/show/916-communique-cndd-comite-directeur-fevrier http://www.cndd-burundi.com/show/916-communique-cndd-comite-directeur-fevrierCOMMUNIQUE DE PRESSE DU CNDD A L’ISSUE DES ASSISES DU COMITE DIRECTEUR DU 15 FEVRIER 2020

Ce Samedi, le 15 février 2020, il s’est tenu une réunion ordinaire du Comité Directeur du Parti CNDD dans la salle dite « Ku Mucamo », située en Zone Gihosha, Commune Ntahangwa en Mairie de Bujumbura à partir de 10H00.

A l’issue de ces assises, Le parti CNDD, porte à la connaissance du public de ce qui suit :

1. Aux termes des articles 50 et 51 des Statuts du Parti, Le Comité Directeur est la plus haute instance de décision après le Congrès. Il réunit entre autre, le Comité exécutif, les représentants provinciaux, les représentants communaux, les représentants des structures intégrées ou affiliées au CNDD, des personnalités du monde économique, scientifique et culturel, membres du parti, sur proposition du Comité exécutif.


2. Toutes les provinces étaient représentées.


3. L’ordre du jour portait sur L’État des lieux de la vie du Parti eu égard à son Agenda 2017-2019, perspectives et sa position face au processus électoral en cours.


4. Après la lecture du message du jour par le Secrétaire Général Adjoint, Camarade Gratien NIZIGAMA, qui présidait la réunion sur mandat du Président du parti empêché, l’Honorable Léonard NYANGOMA, les membres du Comité Directeur présents ont passé aux échanges dans l’optique de l’ordre du jour

.
5. Avant ces échanges, le président du parti, l’Honorable Léonard Nyangoma s’est adressé aux membres présents par téléconférence.


6. De ces échanges donc, il s’est dégagé essentiellement les points suivants :


6.1. Les membres présents se sont félicités de ce que le parti est resté débout et uni malgré un climat politique hostile à l’épanouissement de l’expression multipartite.
6.2. Les membres présents ont réitéré leur attachement aux idéaux du parti et se sont engagés à redynamiser les structures du parti.
6.3. Ils ont redit leur soutien au président du Parti, le Camarade Léonard NYANGOMA, et émis le vif souhait de le voir rentrer au pays pour animer son parti en vue de mieux faire face aux défis de recul de la démocratie dans notre pays.
6.4. Après avoir constaté que les conditions ne sont pas encore réunies pour organiser le Congrès national, les membres présents ont tous à mains levées soutenu que les membres du Comité Exécutif et tout le Comité Directeur installé depuis 2010 soient reconduits pour mieux préparer le prochain Congrès.
6.5. Ils se sont engagés d’adapter nos stratégies aux conditions sociopolitiques du moment pour garantir la stabilité de nos structures et amener le régime en place à adhérer totalement aux principes de la démocratie. Avec l’égalité des droits en terme d’espace politique, notre victoire sera certaine et inéluctable. En outre, nous sommes déterminés à poursuivre inlassablement notre combat panafricain pour la construction d’une Afrique fédérale et indépendante sans laquelle la démocratie et l’émancipation de nos peuples sont impensables.
6.6. Ils trouvent que l’Agenda 17-19 doit continuer à nous guider pour 20-21 moyennant quelques retouches et en priorisant surtout la formation idéologique, civique et politique. En outre, redoubler de stratégies pour trouver les moyens financiers en vue de pourvoir aux besoins de fonctionnement du parti. De même, les membres et la population en général doivent être outillés et soutenus pour leur auto-suffisance.
6.7. S’agissant de la position du parti sur le processus électoral en cours :
6.7.1. Les membres présents ont déploré la volonté manifeste du gouvernement et du parti dont il est issu de verrouiller l’espace politique avec des relents de monopartisme.
6.7.2. Ils se sont indignés de la composition non paritaire de la CENI et par conséquent de son comportement partisan qu’elle a davantage manifesté en particulier lors de la désignation de ses démembrements où il y a prépondérance des membres du parti au pouvoir ; notre parti ayant été purement et simplement exclu, alors que le CNDD compte parmi les partis les plus implantés dans le pays.
6.7.3. Constatant que les élections sont biaisées d’avance, notre parti n’a pas à trop engager ses forces et moyens dans un processus dont l’issue est programmée d’avance.
Aussi, les conditions minimales exigées par notre parti, pour une tenue des élections libres et apaisées, notamment lors de notre conférence de presse du 11/8/2019, étaient entre autre la libération sans conditions des prisonniers politiques, victimes de la gestion calamiteuse du pouvoir ainsi que la promotion d’un climat propice à la rentrée des réfugiés et ou exilés politiques, mais rien n’y fut.
6.7.4. Les participants au Comité Directeur exigent que cela soit la priorité du futur gouvernement.
6.7.5. Ainsi donc, pour les prochains scrutins, nos militants exerceront leur droit de citoyens responsables en votant pour le ou les candidats défendant au mieux et à nos yeux les principes démocratiques.

7. Les assises du Comité Directeur débutées à 10H00 se sont clôturées à 15H30 dans une ambiance de joie en partageant un verre pour se souhaiter mutuellement les vœux de nouvel an 2020.

Fait à Bujumbura, le 15 / 02 / 2020
Pour le CNDD,
Gaspard KOBAKO
Porte-Parole

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CommuniquésThu, 20 Feb 2020 15:10:47 +0000
Ijambo Rishikirijwe n'Umukuru w'Umugambwe CNDD, Leonardo Nyangoma Ryo Kwipfuriza Umwaka Mwiza Mushasha wa 2020http://www.cndd-burundi.com/actualites/declarations/915-ijambo-cndd-nyangoma-kwipfuriza-2020 http://www.cndd-burundi.com/actualites/declarations/915-ijambo-cndd-nyangoma-kwipfuriza-2020Ijambo Rishikirijwe n'Umukuru w'Umugambwe CNDD, Leonardo Nyangoma Ryo Kwipfuriza Umwaka Mwiza Mushasha wa 2020

Bagumyabanga ba CNDD
Bagumyabuntu ba FFD
Namwe Ntebutsi za JPD
Barundi,
Barundikazi,
Bagenzi mwese, ncuti za CNDD,

Munkundire mbanze ndabaramutse n’igishika cinshi, ndabature urukundo n’inkumbu mfise ku mutima nti Nimusangwe amahoro, urweze n’imigisha mu banyu no mu vyanyu. Nimusangwe iteka, itekane n’iterambere muri demokarasi.

2. Umwaka wa 2019 urarangiye, buca twinjira mu mwaka mushasha wa 2020. Abarundi batari bake turamaze kumenyera ko ku bunani ababanyi batumiranirana, bagasangira icicaro n’inzimano. N’aho turi mu bukene buzura inzara, ndabipfurije mwese rero gusanganira n’uguhimbaza umwaka mushasha mu rweze n’amahoro, mwiginane kandi musangire ivyo mufise mudakebaguzwa, mugamije n’ukuwuranguramwo imigambi ikomeye, ube umwaka wo guhabuza n’ugutsimbataza demokarasi.

Bagumyabanga mwese, Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Umugambwe wacu CNDD,
Nk’uko tumaze kubigira umugenzo mu mugambwe wacu CNDD, ibihe nk’ibi vyo kwipfurizanya umwaka mushasha mwiza, ni ibihe vyo kwirimbura, no gukubitiza akajisho aho umuntu ageze, na canecane ivyo ubuzima bw’igihugu cacu, tukaboneraho gutereza amaso imbere, kuri kazoza kacu. Munkundire rero, tubice ku mayange.

1.Iki gihe gishitse umugambwe uri ku butegetsi ukwije imyaka 15 ushikiriye ubutegetsi kuva mu mwaka wa 2005. Ico gihe Abarundi benshi bari basubiye kwizera ko bagiye kuruhuka induru n’amarira, bagasezerera ubukene n’izindi ngorane zasinzikaje igihugu mu myaka iheze, nk’ukwigungirako ubutegetsi n’ugukumirana bigirwa n’akagwi k’abantu bishimikije umugambwe umwe rudende mu gihugu kizima.

Mu ncamake rero, uretse ivyo kwihaya nka wa musambi; ibintu vyarayangaye, haba mu vy’imibano, ubutunzi canke ivya poritike y’igihugu. Kugeza n’aho n’Umukuru w’igihugu asigaye apfungiwe ic’amaso mu gihugu ciwe ntarenge irembo, eka no muri ico gihugu nyene, avuye aha aja ahandi, amabarabara arugarwa,ukamengo ighugu catewe, maze tukaguma twizibirako nk’ifuku. Ibi na vyo bikaba bifise ingaruka mbi ku buzima bw’igihugu n’abanyagihugu. Twobibutsa uturorero dukeya gusa. Nko mu vy’ubutunzi, ibiciro vy’ibintu vya nkenerwa vya misi yose nk’imfungurwa, impuzu, uburaro, amazi, imiti, ibikoresho vyo kwubaka nk’isima vyarabaye umurengera. Ibitari bike vyaduze incuro 5. Ari nk’abatunzwe n’agashahara, agahembo kabo kagumye ari kakandi, umwimbu wagumye ugabanuka kubera n’amahinguriro makeya igihugu cari gifise bayacishije ku wepfo. Ntitwokwibagira iturirwa ry’isoko nkuru ya Bujumbura yari itunze abantu barenga 100.000 ryabaye nk’akamizwe n’inda y’ingoma, inyuruzwa ry’indege y’umukuru w’gihugu Falcon 50 ryaribagiwe kandi itohoza ryakozwe n’inama Nshingamateka ryaradomye urutoke ku banyuruje irya ndege bikagaragara yuko umukuru w’igihugu abizi. Ubukene bw’agakengereza ni bwo busigaye bwigize ndanse mu gihugu; ikibabaza kigasonga, ukabona amagorofa aduzwa hirya no hino, imisi mikuru y’urutavanako harimwo n’ibikorane vyo guhuma amaso abanyagihugu bigatunganywa n’ubutegetsi hamwe n’umugambwe ugomba kwigarurira ivy’igihugu vyose, buririmba ngo ejo ni heza, bakama mu myiyamazo, abanyagigugu batubitse uwa vubi; n’iminsi mikuru nk’iyi ya Nweri n’ukwigina umwaka mushasha, igashika nka bose baganya ico bazohereza umuryango. Ubuzima rero bwaratitutse kuko nta mwimbu wotuma ubutunzi bw’igihugu butera imbere uriho, utubonetse na two tugaherera mu mipfuko y’akagwi gatoyi, nk’uko umutambukanyi wa Nkurunziza we nyene, yabitangaje ku mugaragaro yuko hari akarwi k’abantu banyonyeje ubutunzi bw’igihugu baguma “barundarundanya” ubwo butunzi. Turindiriye yuko abadomako urutoke kuko arabazi, maze bakarenguka imbere ya sentare. Atabigize azoba akingiye ikibaba abasuma. Kukaba nka ko, Uburundi buharurwa kw’isonga ry’ibihugu vyose, vyo muri Afrika y’ubuseruko mu kurya ibitutire. Amatohoza yerekeye ingene abantu babaho yerekana ko abarundi barenga ibice 70% bari musi y’uko umukene asanzwe abaho, bisobanura ko benshi turi ico bita mu kirundi “abafafara”, mu gihe benshi baronka utwo bahendesha umunwa rimwe gusa ku musi, batazi ikizorirenza bukeye! Hafi ibice 60% vy’abarundi bageze kuronka akazi, na canecane urwaruka, barashomereye. Mu vy’imibano; nko mu gisata c’indero, kubera ko ubutegetsi bufise ingendo y’uguhindagura ibintu bitabanje kwigwa neza, na canecane abo vyega ubwa mbere babanje kubigishwa inama, naho ubwo butegetsi nyene buguma bwihaya kumwe kwa wa mugani w’igikere, ngo abana biga ku buntu, bisigaye vyigaragaza ko abo bana bo Burundi bw’ejo “biga ubusa, bakigira ubusa” kuko n’iyo barangije amashure ata n’akazi baronka, akanovera k’inyigisho kakaba karatitutse ku rugero ruteye ubwoba, bose basemerera. Ahanini bikava ku kuntu aho gushira imbere abasumvya abandi ubumenyi mu gutanga akazi, bashira imbere ukuba uri umunyamugambwe uri ku butegetsi, ayo akaba ari rya kumira ryama ryakweze icuka kibi mbere n’intambara mu gihugu. Reta, aho kwongereza agafashanyo kahora gahabwa abanyeshure bo muri za kaminuza yaragafuse, muzi namwe ingene igihugu cacu gikenye, abakozi benshi b'incabwenge, canke b'abahinga. Abanyeshure bashoboye kuja mu ndaro akaba ata n’akayi bakironka mu gitondo, kandi ariko kabaha inguvu.

2. Mu vya poritike, ico twovuga giteye ubwoba kandi cashubije cane inyuma intwaro ya demokarasi, ni uko umugambwe uri ku butegetsi ugomba kwigira nk’umugambwe umwe rudende, ugafatira amaboko i mugongo imigambwe itavuga rumwe na wo, abarundi bose batemeye gushigikira ububisha ukorera abanyagihugu bagahirwa buhongo, ikitavuzwe ngo ugiye gusaba iki na kiriya utari muri uwo mugambwe. Abategetsi barishize hejuru y’amabwirizwa n’amategeko. Sinirirwe ndarandira kuri ibi bibi ubutegetsi bukorera igihugu, kuko murabizi, ingaruka zose mbi ni mwebwe muziremetse. Twovuga canecane nk’itotezwa ry’abatavuga rumwe na Reta, kubagandagura, kubanyuruza, abandi bagata bakomoka bagahungira mu bindi bihugu. Guteranya Abarundi bafatiye ku vy’amoko canke intara, kwiyugarirako nk’ifuku, guhonyanga amabwirizwa n’amategeko nk’Amasezerano y’i Arusha n‘ayandi ubutegetsi bwo nyene buba bwishiriyeho… Ariko igihambaye kandi kiduteye iteka, ni uko abarundi bamaze kumenya ingene basubiriza mu nkoko ubutegetsi nk’ubwo, ingendo ya demokarasi n’uguharanira agateka kabo ikaba imaze kubanyura, bati “Burira ntibutera ku mpeshi”.

Muri ibi bihe rero haravugwa amatora y’inkinamico: Nk’uko mubikurikirana canecane muri ino misi, haravugwa ivy’amatora yimirije muri uyu mwaka wa 2020. Tudasiganye inkore ku maso, nta matora y’ukuri ariko arategurwa, twovyita inkinamico. Nkaba ndabasavye ko mutosinzira umukondorazosi, mwame maso, mumenye neza yuko umugambwe uri ku butegetsi ugejeje kure igikorwa co kwiba amatora wishimikije umurwi CENI kuko na wo ukora nk'urwego rwa CNDD-FDD.
Vyongeye ntitwibagiye ko ubusuma bw'agahomerabunwa muri aya matora bwakozwe igihe co gutanga karangamuntu n'igihe c'iyandikwa ry'abageze gutora. Twarasemereye ko uwo mugwi ukwiye kuba ugizwe n’abo imigambwe yose yiyumvamwo atari uwuri ku butegetsi gusa. None vyabananiye kwirengera ngo berekane ko bakorera igihugu cose n’abahiganwa bose na canecane imigambwe. Hari n'ibindi ibibazo rero bihambaye bitegerezwa kuva mu nzira kugira tuje mu matora imitima iri munda, muri ivyo twovuga nk'ibi: iterabwoba n'umutekano muke biterwa n'Imbonerakure, zigira surivu kugeza n’aho bishira hejuru y’umutegetsi uwo ari we wese; ikitavuzwe ni Musitanteri canke Buramatari kuko n’abajejwe umutekano canke ubutungane zitabagera umutwe. Hari abanyaporitike bapfungiwe ubusa n'abandi bahunze, abandi nabo bakurikiranwa n'imanza zitagira ifatiro kugira ntibaze bashobore kwitoza, aho ntituvuze amabwirizwa n'amategeko atorohereza umwidegemvyo mu matora n'ibindi. Ivyo bitavuye mu nzira ayo matora azoba ari ayo kudusiga inkore ku maso gusa, ya demokarasi twaharanira kuva kera ikaguma isubira inyuma nk’ibirenge. Nk’uko mubizi mwese, kuva Uburundi bwikukiye amatora yose amaze kuba, nta kindi yatuzaniye atari umudugararo mu gihugu kubera ubutegetsi bwaba bwayateguye nabi. None mubona twobireka uko? Oya namba. Turasubiye gukebura Reta, n’abandi bose vyega, ntituze twibuke kuyora twasheshe. Ibitosi nk’ivyo ntitwobigenderako, kuko na ba sokuru barayamaze bati “ntawisigira ku buhoma canke ngo arimire ku rwiri”.

3. Muti none twobifata gute? Muri uwu mwaka mushasha wa 2020, twokomeza ibikorwa vyose vyotuma ibintu bihinduka kugira Uburundi bugaruke mu nzira ya demokarasi, buve mu mwijima bugaruke mu muco, kandi birashoboka. Vyongeye, uwubandwa ni we abanda urugi. Nta we dusiganya ngo azoza kubikora avuye hanze, kuko nta munyamahanga azoza kubohoza abarundi. Kandi ga, urwo rero ni urugamba rutegerezwa gukorwa mu nzira y’amahoro. Aka kamo tugateye abarundi bose bemera demokarasi bo mu bwoko bwose: abahutu, abatutsi n' abatwa, bemera ko abarundi bangana, bazi ko ubwoko atari bwo bubi, ahubwo ko ububi ari ubutegetsi bw'abo ba "mpemayuzuye", bigaruriye ubutunzi bwose bw'igihugu. Tugateye abantu bazi ko ata ntara mbi ibaho, nta n'umwe muri twese yasavye kuvukira mu ntara kanaka, intara zose zirafise abantu benshi bemera bakagendera demokarasi n'abandi bari ku rushi ba "sesankuyoze". Mu myaka iheze twagwanije umugambwe warimwo akagwi k'abantu bahenda abandi ngo batwarira ubwoko bwabo. N'ubu tuzobandanya tugwanya ivyiyumviro vy'amacakubiri ayo ari yo yose aho yoba aturutse hose.

4. Ivyo bisaba kwitanga cane, kuko ntacizana. Umwe wese muri twebwe arafise uruhara rwo gusanura iyo nzu ya demokarasi, bikaba mbere bitanga umwizero ukuntu abanyagihugu bose barikanuye. Yaba rero amashirahamwe adaharanira ivyicaro vya poritike, yaba imigambwe itari ku butegetsi, eka ndetse n’abanywanyi benshi bari mu mugambwe uri ku butegesti barashaka kwitaba aka kamo tubateye. Bitebe bitebuke Uburundi buzokwogorora. Nta kwama hahandi, ikitavuzwe co ni ukugendera kw’iterabwoba ngo “Atari jewe igihugu coja mu kaga”, bakagomba kuduhatira ku ngendo zataye igihe, n’ubwo uburorero bw’intwari muri Afrika no kw’isi yose nka Mandela, Chavezi n'abandi, umengo ntibabubona.

5. Mu vy’ukuri rero, nta butegetsi na bumwe kuri iyi si, bushobora guhangana n’abanyagihugu, igihe abanyagihugu bamaze kumenya ko ari bo babutanga kandi bashobora kubwaka uwo wese aza yigira akagaramaruganda ashaka gusubiza inyuma demokarasi. Ivyo tumaze imisi tubibona mu bihugu vya Sudani, Algeria, Iraki, muri Amerika y’epfo n’ahandi. Uburundi si izinga, n’uwudafise inka arabona aho zirisha.

6. Ni co gituma, ku neza y’Uburundi n’abarundi, nsubiye gukebura abategetsi b’iki gihe, ko bokwikebuka, bagahindura ingendo bakareka gukoresha ubutegetsi nk’ico umusuma yasahuye. Dukeneye rero ko Reta igaragaza ibimenyetso bikurikira:

a. Kugarukana umwuka mwiza mu gihugu. Ivyo tukazobibona igihe Reta izorekura abo bose bapfungiwe ubusa, na canecane abapfunzwe hafatiwe ku vyiyumviro vyabo vya poritike; bahagarike gutoteza abo bose batavuga rumwe n’ubutegetsi, amarementanya atagira mvura n’ifatiro, imbonerakure zigira surivu zigahashwa bimwe biboneka.

b. Uko biri kwose, ibiganiro n’ugushira mu ngiro ivyabivuyemwo biguma ari vyo vyotuma abarundi basubira kubana neza umutima uri hamwe, maze igihe c’amatora atari inkinamico kikazogera umutima uri mu nda, hari umwidegemvyo mu gihugu cose.

7. Ku vyerekeye umugambwe CNDD, dusavye dushimitse ko:

-Umugambwe CNDD ufadikanije n’iyindi migambwe wokora ijoro n’umutaga kugira ivyo vyose bishoboke. Birakenewe rero ko umugambwe wobandanya igikorwa co gukomeza no kuremesha inzego zawo mu gihugu cose. -Abagize inzego z’umugambwe bose eka n’abanywanyi, ni ngombwa bashinge bongere bijukire amashirahamwe y’iterambere na canecane amakoperative kugira bivane mu bukene, basangire amakuru biciye mu kinyamakuru cabo IKETE RYA CNDD, bijukire inyigisho za poritike kugira bashobore gutegura imitego yose yotuma demokarasi izingama, bamenye gutandukanya icatsi n’ururo.
-Abagumyabanga ba CNDD biyungunganye begeranye intererano y’umugambwe kugira bashobore gushira mu ngiro iyo migambi yose tugumane n’igihagararo ciza mu gihugu. Kandi n’aho tuzi hari ubukene buzura inzara, muri rusangi umunywanyi wese ahebeye umugambwe ku kwezi ku kwezi n’imiburiburi icupa rimwe ry’urwarwa canke iry’ikiyeri canke irya Amstel bivanye n’ico umuntu asanzwe yihereza, ngo isorosoro rigwirira iyo rirora, turavye uko tungana, ikigega c’umugambwe cokwama gishobora kurangura ibikorwa vy’inkoramutima nk’inyigishocanke ibinyamakuru vy’umugambwe, ibikoresho vy’umugambwe, kuriha ingoro dukoreramwo n’ibindi.
-Dusavye kandi ko urwaruka, nk’uko bimeze mu makungu, rwoba imboneza muri urwo rugamba rwo kugarukira demokarasi igeramiwe. Uyu mwaka mushasha ni ngombwa urangire urwaruka rubona neza kazoza keza karwo. Twiyemeje kurufata mu mugongo mu kururonsa ivyo vyose bikenewe kugira ruhagurukire rimwe maze Abarundi bahabuze intwaro ya demokarasi. Ikigwanisho ca mbere gihambaye gusumvya ibindi vyose ni inyigisho. Ni ngombwa ko mu vyo dukora vyose, duha umuco urwaruka kugira rubone neza iyo dushaka kuja. Naho si ahandi ni kwubaka Uburundi buzira akarenganyo, buzira ibiturire, burangwa n’agateka n’ubuntu. Uburundi abana biga neza bakamenya, bagafungura neza bagahaga, Uburundi butotahaye, Uburundi buzirana n’intwaro z’igikeneye. Ni ugusubiza Uburundi intahe yo kwikukira koko. Nta kigwanisho na kimwe gishobora gutsinda ivyiyumviro bishigikiwe n’abanyagihugu.
Ndangije nsubira kubipfuriza umwaka muhire wa 2020. Uze urangire Uburundi bwagarutse mu nzira y’amahoro na demokarasi
Ni hahangame Uburundi, Ni hahangame umugambwe CNDD – Tugire Amahoro – Iteka n’Iterambere!

Bigiriwe I Bujumbura igenekereo rya 31 Kigarama,2019

Umukuru w’Umugambwe CNDD

Umushingamateka Leonarudo Nyangoma

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DéclarationsTue, 31 Dec 2019 11:38:02 +0000
Le CNDD présente ses condoléances suite au décès du camarade, Dr NDIKUMANA Jean :http://www.cndd-burundi.com/show/914-cndd-condoleances-deces-ndikumana-jean http://www.cndd-burundi.com/show/914-cndd-condoleances-deces-ndikumana-jeanLe CNDD présente ses condoléances suite au décès du camarade, Dr NDIKUMANA Jean :

Ce 5 décembre 2019, le parti CNDD a appris avec grande tristesse le décès du camarade Dr NDIKUMANA Jean, militant de la première heure du CNDD. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille, son peuple et à ses camarades du parti. Nous nous souviendrons du Dr NDIKUMANA Jean de son hospitalité, son accueil chaleureux et fraternel, mais également de sa force et convictions pour une cause juste, solidaire et fraternelle.

Il a été de tous les combats au sein des organisations progressistes au sein du MEPROBA (Mouvement des Etudiants Progressistes Barundais) et du parti UBU (Umugambwe w’abakozi mu Burundi) dans les années 1970-80) ; c’est dans sa maison sise à Nairobi que sont nées les premières idées de création d’un mouvement de résistance populaire le CNDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie). En plus de son action militante, Dr Jean NDIKUMANA était un agronome et chercheur chevronné de terrain dans le système des Nations Unies. Malgré ses charges horaires, Il est toujours resté du côté de celles et ceux qui luttent pour l’émancipation de leurs peuples contre les dictatures de toutes formes et le néolibéralisme de par le monde.
Dr Jean était un grand homme, un travailleur, un révolutionnaire. Il nous manquera. Nos sympathies vont à tous ceux qui l’ont connu : sa famille, ses amis et ses camarades

Fait à Bujumbura, ce samedi 07 décembre 2019
Pour le parti CNDD
Le président, Léonard NYANGOMA

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CommuniquésMon, 09 Dec 2019 17:32:14 +0000
60 ans après les indépendances formelles, le contexte géopolitique de la seconde phase de libération de l'Afriquehttp://www.cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/913-contexte-geopolitique-seconde-phase-liberation-afrique http://www.cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/913-contexte-geopolitique-seconde-phase-liberation-afrique60 ans après les indépendances formelles, le contexte géopolitique de la seconde phase de libération de l'Afrique

Diagne Fodé Roland

Sous les coups d'une propagande bien huilée de l'Occident impérialiste en déclin règne chez beaucoup d'Africains la peur d'un nouveau partage de "l'Afrique riche et convoitée" à l'instar du partage colonial de 1884/85 à Berlin.
N'ayant connu que les sommets françafricain, eurafricain et usafricain lors desquels les chefs d'Etats impérialistes distribuaient les bons et mauvais points et leurs feuilles de route à leurs valets présidents des néocolonies, les Africains, même submergés par une propagande occidentale distillant la méfiance pour les sommets chinafrique, indiafrique, russafrique, leurs portent de plus en plus d'intérêts. 60 années de coopération néocoloniale, plus d'un siècle de colonisation et plus de quatre siècles de traite des noirs et d'esclavages font de plus en plus pencher la balance vers une instable sympathie, voire un vague espoir d'une coopération différente avec la Chine, l'Inde, la Russie.
Va-t-on donc vers un nouveau partage de l'Afrique convoitée entre les anciens prédateurs (US, UE) et les "nouveaux" que seraient les puissances "émergentes"? Ou bien n'y-a-t-il pas une opportunité que l'Afrique doit saisir avec le déclin visible de l'Occident impérialiste et l'émergence de nouvelles puissances économiques, militaires et stratégiques? Que faire dans ce nouveau contexte géopolitique évolutif pour frayer la voie à une seconde phase de libération nationale, démocratique et populaire afin de sortir du sous-développement?

L'Afrique dans l’œil du cyclone du chaos impérialiste

Si la première phase des luttes de libération africaine s'est estompée avec la fin de l'apartheid (à l’exception du Sahara en Afrique et de la symbolique Palestine au plan international) dans les années 90 correspondant à la défaite de l'URSS, la période immédiate qui a suivi a été marquée par une adaptation servile des bourgeoisies et des élites au nouveau rapport des forces au nom de l'impérialisme (US et UE) "tout puissant" et "invincible".
Les "conférences nationales" pour orienter les luttes populaires des peuples africains vers les réformes démocratiques multipartites sans s'attaquer aux racines socio-économiques de l'oppression néocoloniale, l'adoption du libéralisme (moins d'Etat) comme unique programme politique quelque soit le parti au pouvoir dans la quasi totalité des pays africains, les plans libéraux d'ajustement structurel, les dévaluations des monnaies, notamment du franc colonial CFA puis les privatisations ont été généralisées en Afrique sous la houlette des institutions de Bretton Woods (FMI, BM, OMC).

Mais dès que les pays dits "émergents", notamment les BRICS, ont commencé à partir des années 2000 à investir massivement en Afrique, particulièrement dans les infrastructures, à y vendre leurs produits industrialisés et à y prendre des parts de marchés provoquant le recul de la mainmise économique des impérialistes Occidentaux, de nouvelles menaces découlant de la nouvelle stratégie militarisée des USA et de l'UE sont apparues.
L'impérialisme Occidental s'est évertué à militariser sa présence en instrumentalisant son alliance avec les pétromonarchies pour contrecarrer ses "concurrents" des pays dits "émergents" dans le vain espoir de rendre "éternel" le système capitaliste sous leur domination.

Après avoir renvoyé l'Afghanistan, puis l'Irak "à l'âge de pierre" selon l'expression de G. Bush, l'occupation militaire de ces pays avait précédé l'installation de pouvoirs fantoches. Puis l'agression coloniale de l'OTAN/Françafrique et l'assassinat de Khadafi ont livré la Libye aux hordes surarmées de Al-Qaïda et/ou Daesh qui se sont ensuite répandues sur les autres pays africains. Boko Haram, Mujao, Ansardine, des mouvements armés djihado-terroristes bien avant comme Shebab, LRA de Kony, sévissent ainsi du Sahel-Sahara à l'Afrique de l'est. Ces mouvements terroristes de fanatiques religieux armés sont les nouveaux prétextes du redéploiement militaire des réseaux de la françafrique, l'eurafrique, l'usafrique à travers l'opération Barkhane et AFRICOM pour la recolonisation économico-militaire de l'Afrique.

Cette déstabilisation militarisée des pays africains s'est développée à partir de la destruction consciente de la Libye comme le révèle Hama Ag Mahmoud, un des ténors du MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) qui l'a quitté avec fracas en décembre 2012, peu avant le déclenchement de l’opération Serval au Mali : " - La France aurait donc poussé le MNLA à occuper les villes du Nord du Mali ? - Oui tout à fait. La France a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne, pendant la guerre de Libye. Ensuite de bloquer le recrutement des libyens dans l’Azawad et dans l’Aïr au Niger. Et en contrepartie, elle nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad. C’est l’accord qui a été conclu avant la guerre entre le MNLA et la France. Et immédiatement la guerre gagnée par le MNLA, la France a changé complètement de politique. Elle a mis tout son dispositif diplomatique contre le MNLA. Alors conclusion, l’objectif de la France était tout simplement d’affaiblir le gouvernement malien et je peux vous assurer que ce n’était pas pour donner raison au MNLA" (Interview, Le Courrier du Sahara, en date du 17 janvier 15 cité par Gri Gri international du 28/02/15). En réalité, il y a des velléités françaises de réveiller le vieux projet de l'OCRS (Organisation Commune des Régions Sahariennes) pour séparer les peuples des matières premières que le FLN Algérien et l'US-RDA de Modibo Keita avaient fait échouer dans les années 1957-1962 grâce à la solidarité panafricaine d'alors.

La Libye a été ainsi livrée aux mercenaires islamistes financés par les théocraties des pétrodollars et armés par les marchands d'armes US et de l'UE dans le but de créer un foyer à partir duquel propager partout en Afrique le cancer djihado-terroriste. La Libye est devenue pour l'Afrique ce qu'a été et continue d'être l'Afghanistan pour toute l'Asie. Ces foyers de subversion ont produit les Daesh, Front Al Nosra, Al Qaïda en Syrie et en Irak, Boko Haram au Nigeria/Cameroun, Ansardine-Mujao-MNLA au Mali, etc. Tout comme les Shebab ont été produits par la déstabilisation et l'occupation temporaire US de la Somalie.
Ces mercenaires djihado-terroristes séparatistes se taillent des territoires dénommés "califat" comme on l'a vu dans le nord du Mali, en Syrie et en Irak et se livrent à toute sorte de trafics de pétrole, drogue, prostitution, migrants, etc. Dès qu'ils se sentent suffisamment forts, ils développent parfois leur propre agenda différent de celui de leurs financeurs et entrent ainsi en opposition à ceux-ci.
A chaque déstabilisation d'un pays africain, les impérialistes US, de l'UE et Français se pointent pour "porter secours dans leur grande magnanimité désintéressée" aux "incapables africains" comme on l'a vu au Mali avec l'opération Serval puis en Centrafrique avec Sangaris avant que ce stratagème ne mute en "Barkhane", nom que s'est donnée la mouvante occupation militaire française du Sahel-Sahara du Mali en Centrafrique.
Progressivement une ligne de fracture s'opère donc au sein même des bourgeoisies néocoloniales des pays africains entre résister à la stratégie du chaos organisé par l'impérialisme ou se soumettre avec l'illusion d'y échapper.
Les sommets russafrique, chinafrique, indiafrique, etc vont accélérer ce processus de différenciation des positions au sein même des Etats néocoloniaux africains tout comme l'ont fait, à l'époque dans le contexte de la première phase des luttes anti-coloniales après 1945, les sommets de Bandung puis de la Tricontinentale née après le massacre des communistes indonésiens en 1965.

La françafrique, l'eurafrique et l'usafrique se délitent progressivement

L'OTAN, les USA, l'UE et les impérialistes Français étaient bien loin de s'imaginer le traumatisme causé au sein de la classe des gouvernants et politiciens libéraux néocoloniaux africains par la capture de Gbagbo à la manière des négriers d'antan, l'assassinat crapuleux de Khadafi et l'humiliation infligée à l'Union Africaine (UA) à cette occasion.
Le projet d'isoler l'Afrique du Nord de l'Afrique au sud du Sahara par la création de l'Union Maghreb et UE avait capoté en raison de l'opposition de l'Algérie et de la Libye de Khadafi, lequel avait osé ensuite proposer une monnaie unique africaine, une banque africaine, un satellite de télécommunication africain, ce qui est à l'origne de son assassinat.
La destruction de la Libye a été l'occasion d'infester le vaste territoire Saharo-Sahélien des bandes armées djihado-terroristes et séparatistes qui sèment la mort et la désolation. Le prétexte a été ainsi tout trouvé pour les armadas françaises, européennes et étasuniennes d'occuper militairement un vaste territoire transfrontalier qui va du Sénégal, du Mali jusqu'en Centrafrique voire jusqu'à la corne de l'Afrique orientale. Cette occupation militaire protéiforme et multiforme est symbolisée par le nom "barkhane", c'est-à-dire les dunes qui se déplacent au gré des vents de sables.

Le nouveau cycle de la guerre contre le terrorisme se révèle à juste titre de plus en plus aux yeux des peuples comme une stratégie des impérialistes Occidentaux (USA/UE/OTAN) pour occuper militairement les sources de matières premières principalement énergétiques. La guerre et les mercenaires djihado-terroristes financés par les monarchies pétrolières Wahhabites, Salafistes et Takfiristes qui avaient été les fers de lance en Afghanistan contre l'URSS sont à la fois le moyen et le bras armés pour déstabiliser voire démembrer les Etats, pays et Nations afin d'empêcher l'accès direct aux matières premières stratégiques sans passer par eux des pays émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie, etc.
L'agression militaire est devenue un substitut à la perte de plus en plus grande de parts des marchés des impérialistes étasunien, européen et français en particulier en Afrique. L'occupation militaire permanente est complétée par l'imposition aux Etats africains de l'Accord de Partenariat Économique (APE) qui met fin aux protections fiscales et douanières des productions nationales que promeuvent les chefs de file de la zone CFA principalement du Sénégal et de la Côte d'Ivoire.
Même si les présidents élus au Bénin et au Gabon (Talon et Ali Bongo) ne dérangent en rien les intérêts de la françafrique, les candidats préférés (Zinsou et Ping) de l'impérialisme français furent tous électoralement battus. Ce qui était un premier signe de craquement de la françafrique. Mieux l'un des piliers, après Houphouêt Boigny et Léopold Senghor de la domination néocoloniale française en Afrique, le putschiste assassin de Sankara, Blaise Compaoré a été chassé par le peuple et exfiltré par les forces spéciales françaises vers la Côte d'Ivoire de Alassane Ouattara, lequel avait été installé au palais présidentiel par les chars français après la capture de L. Gbagbo.
Les révoltes populaires dénommées "printemps arabes" qui ont balayé l'Afrique du Nord jusqu'au Moyen-Orient, au delà de l'instrumentalisation par les théocraties féodales des pétro-dollars de mercenaires djihado-terroristes en Libye, en Irak et en Syrie, ont fait chuter les régimes dictatoriaux néocoloniaux de Ben Ali en Tunisie et de Moubarack en Egypte. Ces mouvements populaires viennent d'avoir leur prolongement en Algérie avec la chute de Bouteflika.
Ces révoltes populaires au delà des tentatives impérialistes de les manipuler sont objectivement des contestations massives des politiques libérales qui affaiblissent la mainmise de l'impérialisme sur les peuples.

Les échecs en cours de la stratégie impérialiste du chaos

Après avoir vu comment procède l'impérialisme pour assurer la pérennité de sa domination mondiale multi-séculaire, il faut observer que çà commence à se compliquer pour lui. En effet tout ne se passe pas comme prévu à la grande surprise des soi-disant "élites" mentalement colonisées.
On a d'abord assisté à des offensives militaires criminelles contre des Etats et des peuples. Mais les guerres en Afghanistan, en Yougoslavie, en Tchétchénie, en Irak, en Libye ont certes créé le chaos, mais le but même d'accaparement des richesses de ces pays par les Multinationales s'est révélé et se révèle plutôt problématique.
Certaines forces djihado-terroristes qui avaient été sollicitées par les impérialistes et leurs vassaux des théocraties saoudienne, qatarie, koweïtienne, etc se sont retournées contre leurs parrains maffieux occidentaux. En fait certains de ces djihado-terroristes ont leur propre agenda politique même si il faut remarquer qu'ils passent d'un groupe à un autre selon celui qui paye le plus et selon le rapport des forces du moment entre parrains.
Les forces obscures djihado-terroristes ont aussi recruté avec l'aide des finances saoudienne, qatarie et koweïtienne aux USA, dans les différents pays de l'UE et à travers le monde des mercenaires fanatisés. Certains ont en partie échappé au contrôle de leurs maîtres occidentaux, sionistes et féodaux des monarchies pour commettre des attentats terroristes comme ceux du World Trade Center en 2001 et de Charlie Hebdo en 2015, etc. Remarquons ici que ces fanatiques assassinent et massacrent avant tout des Musulmans. L'Algérie en a fait l'amère expérience lors des "années de plomb" dans un assourdissant silence des médias impérialistes et de leurs relais locaux en Afrique.
La guerre contre la Syrie a été contrée par la Russie, la Chine et les Etats progressistes d'Amérique du Sud. La défaite constatable des djihado-terroristes en Syrie n'est pas le fait de la présence militaire des USA et des forces spéciales franco-britannique, mais de l'alliance entre l'Etat National Syrien et la Russie bourgeoise. Au contraire n'a-t-on pas entendu l'aveu significatif du Ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, se déclarant satisfait du "bon boulot d'Al Nostra" (en fait Al Qaïda) en Syrie ? De même n'observe-t-on pas que les djihado-terroristes sont soignés et armés par Israël avant d'être renvoyés tuer les "Musulmans" Syriens. Israël n'hésite pas à voler à leurs secours en bombardant régulièrement la Syrie.
En Afrique même, les mensonges qui ont été évoqués pour abattre Khadafi et le chaos en Libye sont à l'origine de la multiplication des naufrages de migrants prisonniers qui cherchent à fuir la guerre et du développement du djihado-terrorisme au Mali, au Nigeria, au Cameroun jusqu'en Centrafrique.

La prise de conscience de la dangerosité de l'impérialisme et de ses guerres coloniales contre les peuples et l'Afrique va à une grande vitesse. Ainsi malgré l'extraordinaire complexité évolutive de la situation, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria combattent avec succès Boko Haram sans avoir fait appel directement aux impérialistes.
Au Mali, après l'effet anesthésiant de l'escroquerie de l'impérialisme Français "volant au secours des populations" à travers Serval, le peuple se rend compte de la supercherie et se mobilise de plus en plus contre ce stratagème trompeur de la Françafrique. L'opération Barkhane est éclaboussée en Centrafrique par le scandale de la pédophilie pratiquée par des soldats français. AFRICOM, ce commandement US otanien pour l'Afrique ne trouve officiellement, pour le moment, nulle part pied à terre sur le continent.
Mais l'échec patent a commencé pour les impérialistes d'abord en Ukraine. Là, après une longue période d'avancée de l'OTAN et de l'UE vers les frontières de la Russie, les impérialistes ont été stoppés net par la bourgeoisie patriotique Russe. Les forces anti-fascistes ukrainiennes du Donbass et de la Nouvelle Russie ont donné un coup d'arrêt à l'expansionnisme de l'OTAN et de l'UE à l'est du sous continent européen. Ensuite est venu en Syrie l'échec du projet impérialiste, djihado-terroriste et des monarchies des pétro-dollars d'en finir avec l'Etat laïc syrien.

La Chine en fait de même en Asie avec son projet de développement régional appelé "nouvelles routes maritimes et terrestres de la soi", son partenariat "gagnant-gagnant" et le "consensus de Pékin" (Organisation de Coopération de Shangaï). Le "consensus de Washington" qui a imposé le cadre libéral de la domination occidentale sur la planète à travers le FMI, la Banque Mondiale, l'OMC, TAFTA et l'APE, bat de plus en plus de l'aile.
Enfin "l'arrière cour" qu'a été l'Amérique du Sud pour les USA résiste plus ou moins victorieusement aux agressions fascistes internes et à la reconquête offensive de l'impérialisme yankee allié aux libéraux fascistes. Même à l'épreuve du feu, même en dents de scie, les processus révolutionnaires anti-libéraux et anti-impérialistes, malgré quelques défaites temporaires, font échec à la contre-révolution fasciste dans les pays de l'Alba comme le Venezuela, le Nicaragua sans oublier que tous les bastions réactionnaires comme le Mexique, l'Argentine, la Colombie, le Chili, le Pérou, le Brésil connaissent un regain des luttes populaires anti-libérales et anti-impérialistes. Cuba socialiste reste plus que jamais debout.

Desserrer l'étau du huis clos dans le cadre de la françafrique, l'eurafrique et l'usafrique

Les bourgeoisies néocoloniales africaines au pouvoir sont de plus en plus confrontées à la montée des contestations populaires contre la corruption des élites, la "mal gouvernance" et le bradage des richesses du sol et du sous sol.
La jeunesse est en particulier à la pointe des combats sociaux et démocratiques à travers les organisations dites de la "société civile", les syndicats voire même à travers de nouveaux partis politiques qui, face à la corruption généralisée de la classe politique de la droite à la gauche, revendiquent une alternance politique générationnelle pour réaliser la réappropriation des richesses nationales et donc une alternative patriotique fondée sur l'indépendance nationale.
Les bourgeoisies néocoloniales d'Etat de plus en plus discréditées aux yeux des populations se tournent vers d'autres créanciers en ouvrant les économies aux monde des affaires des pays comme la Chine, l'Inde, la Turquie, le Brésil, la Russie, etc.
Ce processus est accéléré par les défaites militaires des mercenaires djihado-terroristes, de leurs parrains wahhabites, salafistes, takfiristes et protecteurs US et UE en Syrie. L'intervention Russe auprès de l'Etat National Syrien contre l'agression djihado-terroriste et impérialiste Occidental a mis en déroute les plans cachés qui faisaient dire au ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, que "Al Nostra (Al Qaïda) fait du bon boulot contre Bachar Al Assad" en Syrie.
Tout le monde peut faire la comparaison : l'occupation militaire française du Mali au prétexte de la "lutte contre le terrorisme" et la présence de plus de 30.000 soldats du G5 Sahel et de la Minusma contre 3.000 djihado-terroristes estimés révèlent toute la duplicité et la complicité des impérialistes à la fois pyromanes et pompiers. C'est ce que comprennent peu à peu les populations qui manifestent de plus en plus pour exiger le départ des troupes étrangères du Mali jusqu'en Centrafrique.
Comme l'exigent les peuples africains, seule une alliance militaire panafricaine des Etats du Sahara-Sahel peut mettre un terme au djihado-terrorisme. Or une telle alliance, tout comme la monnaie unique africaine sans les impérialistes, n'est possible qu'en obtenant le départ des troupes des impérialistes du Sahara-Sahel.

Il y a donc un processus objectif qui voit le monde passer de la dictature unilatérale de l'impérialisme, de la "pensée unique" libérale, véhiculée par les USA et l'UE à la liberté relative du multilatéralisme consécutif à l'avènement progressif sur le terrain économique et géostratégique des rescapés du camp socialiste, principalement la Chine et de la Russie bourgeoise. C'est ce processus objectif qui fait que certaines bourgeoisies néocoloniales prennent quelques distances avec leurs maîtres impérialistes français, européen et étasunien. Mais c'est aussi le développement de ces contradictions qui va amplifier les guerres des impérialistes tant à l'intérieur de leurs propres pays contre le monde du travail qu'à l'extérieur contre les peuples.

La crise de l’impérialisme parasitaire, décadent et le passage au monde multipolaire

La stratégie guerrière du chaos est la réponse systémique du capitalisme mondialisé sous direction US au remplacement progressif du monde unipolaire libéral issu de la défaite du camp socialiste, de l'URSS par le monde multipolaire qui s'installe peu à peu. Jusqu'à la guerre contre la Libye, y compris au Conseil de Sécurité de l’ONU la dite « communauté internationale » se résumait de fait à l’UE et les USA, lesquels se partageaient les rôles selon leurs intérêts contre le reste du monde. Mais comme on le voit en Syrie et en Ukraine, la Russie, la Chine et les résistances des Etats – Nations qui défendent leur indépendance commencent à changer cette donne.
Du Sahel, au Golfe de Guinée, en Afrique centrale et de l'est, mais aussi au Moyen-Orient, en Asie ex-Soviétique et en Amérique du Sud, le bloc impérialiste décadent et parasitaire USA/UE joue la carte agressive des guerres et des coups d'états (institutionnels ou pas) pour contrôler les économies nationales, les sources de matières premières et imposer la dictature libérale afin de préserver son hégémonie qui perdure depuis 500 ans. L'impérialisme n'hésite pas à faire imploser les Etats- Nations pour assouvir ces intérêts prédateurs. C'est le cas de l'implosion du Soudan, de la Yougoslavie et avant de l'URSS.

Ces guerres ou déstabilisations néo-coloniales de l'Occident impérialiste rencontrent de plus en plus, partout, des résistances. L’extension du domaine des interventions impérialistes, de l'AFRICOM et de l'OTAN, y compris en mer de Chine et dans la péninsule coréenne, pour empêcher l’accès des puissances émergentes non impérialistes aux matières premières est contrée par la ré-émergence d'un camp de la paix. La défense de la paix, de la sécurité et du multilatéralisme économique par la Chine et la Russie est à la base des contradictions montantes au sein des réseaux françafricains, eurafricains et usafricains.
Cette tendance agressive et déstabilisatrice de l'impérialisme est aggravée par l’actuelle crise systémique de surproduction et de sur-accumulation du capitalisme. La contradiction entre la socialisation toujours plus poussée de la production, de l’activité économique et l’accaparement privée monopolisée au profit des Multinationales des richesses produites rend de plus en plus insupportable à des millions de travailleurs et de peuples l’exploitation capitaliste et impérialiste.
Le libéralisme est la politique économique du capital pour contrer la loi de la baisse tendancielle du taux de profit en régime capitaliste. Tout ce qui, de prés ou de loin, échappe à cette soumission au libéralisme outrancier est à éliminer. D'où le mouvement actuel vers le multilatéralisme est suicidaire pour l’hégémonie Occidentale sur le monde.
Or le libéralisme est une politique économique qui livre les économies nationales au pillage des Firmes Transnationales et ne sert ainsi qu'à développer à la périphérie de l'impérialisme le sous-développement, la dépendance à l'étranger et l'oppression nationale. La "libre circulation du capital" et les politiques libérales qui l'accompagnent à travers notamment les "délocalisations" paupérisent aussi les travailleurs des pays impérialistes. Ces facteurs sont à la base des contradictions entre le centre impérialiste et la périphérie et entre le capital et le mouvement ouvrier dans les pays impérialistes.
Les crises électorales ivoirienne, gabonaise, en RDC et celles qui se profilent dans tous les pays africains dans les années à venir vont mettre en scène des contradictions au sein même des bourgeoisies néocoloniales entre tenants de la soumission unilatérale et de l'ouverture multilatérale à d'autres investisseurs. On voit ainsi ce même processus opposer en Amérique du Sud les partisans fascistes du libéralisme pro-impérialiste et les partisans antilibéraux de l'indépendance nationale. Les coups d'état au Brésil contre la présidente légitime, Dilma Roussef, élue à 54%, contre Evo Morales en Bolivie et les tentatives mises en échec au Venezuela et au Nicaragua ainsi que les révoltes populaires au Chili, en Argentine, en Colombie sont aussi des manifestations de ce processus contradictoire.

On voit ainsi le système françafricain craquer de plus en plus sous la différenciation d'intérêts qui s'opère au sein même des clans mafieux qui gouvernent les néo-colonies. Les luttes des peuples contre les effets désastreux de la gouvernance libérale néocoloniale viennent bousculer les élites au pouvoir et les offres d'investissements des pays émergents comme la Chine, la Russie, l'Inde et affaiblissent les puissances hégémoniques occidentales.
Le passage du monde unipolaire dominé par l'Occident impérialiste au monde multipolaire se fait dans l'affrontement entre politique libérale et politique anti-libérale. Malgré la complexité de la situation, comme le montrent les exemples de la Chine, du Vietnam, de la Corée du Nord et de Cuba, les pays qui assurent leur indépendance nationale et sortent du sous développement imposé mènent une politique anti-libérale où le rôle des nationalisations et de la planification sont stratégiquement centrales.
Le libéralisme a dominé sans partage avant et après la défaite du socialisme durant les 40 dernières années dans les pays capitalistes, dépendants et néocoloniaux. Puis les pays rescapés du camp socialiste vaincu et d’ex-pays colonisés et dominés ont opposé et opposent l'antilibéralisme relatif et le capitalisme d’état (plus la planification d’état dans le cas des ex-pays du camp socialiste) au libéralisme dominant comme politique et stratégie économique.
Indéniablement on ne peut que constater que l'anti-libéralisme et les nationalisations des secteurs économiques stratégiques ont permis ou sont en train de permettre à ces pays de sortir progressivement et réellement du sous développement.
C’est le cas des pays de démocraties populaires comme la Chine, le Vietnam, Cuba et la Corée du Nord. Dans ces démocraties populaires cohabitent différentes formes de propriétés (socialiste, capitalisme d'état, entreprises privées, exploitations paysannes communales, familiales, personnelles, etc), mais avec comme secteur stratégiquement dominant les secteurs d’état contrôlés par le Parti Communiste au pouvoir.
Cet anti-libéralisme et ces nationalisations appuyés sur la souveraineté nationale même sans expropriations des capitalistes compradores caractérisent aussi des pays comme le Venezuela, la Bolivie d'Evo Morales, l'Equateur de Raphaël Correa, le Nicaragua, le Brésil de Lula, Dilma, l’Inde, la Russie, etc.

Ainsi force est de constater que même les pays capitalistes "classiques" comme l’Inde, le Brésil et la Russie, etc., utilisent aussi l'antilibéralisme et des formes de capitalisme d’état pour aller de l’avant sur le plan économique.
C'est là la nouvelle configuration évolutive des contradictions actuelles capital/travail, impérialisme/peuples opprimés et même capitalisme/socialisme (objectif déclaré par les expériences en cours chinoise, vietnamienne, coréenne, cubaine).
Bien entendu, comme le montre le coup d'état institutionnel contre Dilma Roussef, le putsch fasciste en Bolivie, la trahison de Raphaël Correa en Equateur, les assassinats visant les FARC en Colombie, les tentatives de déstabilisations au Venezuela, au Nicaragua, etc., ces expériences patriotiques alternatives au libéralisme n’échapperont pas à la question fondamentale que la vie elle-même pose et posera tôt ou tard : QUI L’EMPORTERA au sein de chacun de ces pays entre anti-libéraux et libéraux voire fascistes soutenus par les impérialistes, entre Socialisme et Capitalisme, entre le Parti Communiste et les forces apatrides du capital interne et externe ?

Les causes systémiques des nouvelles agressions impérialistes contre les peuples

Dès sa naissance, le capitalisme en tant que mode de production a été marqué par ce que d’aucun appelle aujourd’hui « mondialisation ou globalisation ». En effet la classe sociale porteuse de ce système économique et social, la bourgeoisie ou le patronat des groupes monopolistes, a été boosté dans sa conquête de la puissance économique et politique par la découverte des matières premières minérales comme le charbon, le fer, l’or et les matières premières agricoles comme la laine, le coton, le café, le sucre dont l’exploitation exigeait une main d’œuvre ayant comme seule possession la force de travail manuelle et/ou intellectuelle : la classe ouvrière, le prolétariat.
C’est ainsi qu’est né, parallèlement à la contradiction capital – prolétariat, le système colonial et esclavagiste par la conquête militaire brutale du continent américain, le génocide des amérindiens qui est le premier grand crime contre l’humanité de l’ère moderne, l’émigration massive des populations européennes persécutées et/ou appauvries pour peupler le continent américain complétée par la traite et l’esclavage des Noirs d‘Afrique. Du 15éme au 18éme siècle le sous continent européen sera à la fois la puissance technologique, industrielle, financière, militaire, stratégique et géopolitique. C’est en Europe qu’arrivaient les matières premières pillées en Amérique puis en Afrique et en Asie pour être transformées en produits industriels et en marchandises.
Au 19éme et 20éme siècle, la seconde phase de la « mondialisation » capitaliste s’opéra par la conquête des empires coloniaux. L’Europe, notamment sa partie ouest, bientôt suivie des USA étaient toujours « l’atelier du monde » transformant les matières premières agricoles et minières en produits industriels de consommation.

Toutes les guerres coloniales du capitalisme naissant, puis du capitalisme en développement et enfin du capitalisme arrivé à maturité, l'impérialisme, qui s’est partagé le monde par la conquête de vastes empires coloniaux sans omettre les guerres inter-impérialistes comme la guerre de 1914-1918 pour un nouveau partage ont ceci de caractéristique : elles ont été faites pour voler les matières premières pour les transformer en marchandises industrielles et surexploiter la main d’œuvre esclave ou asservie par le travail forcé.
Or ce qui caractérise l’évolution actuelle, c’est que les luttes de libération nationale, fin du 18éme et courant du 19éme siècle sur le continent américain dans le sillage des indépendances des USA et de Haïti, puis celles du 20éme siècle impulsées et soutenues par la Révolution Bolchevique, l’URSS et le camp socialiste victorieux du Nazisme ont produit les dits pays « émergents » comme la Chine, l’Inde, le Brésil, le Vietnam et les nouvelles expériences révolutionnaires, progressistes, antilibérales comme le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, le Brésil, etc., qui s’appuient sur l’héroïque résistance économique, culturelle, politique et idéologique de Cuba.
Ces pays deviennent les nouveaux « pays ateliers » qui produisent tout ce que la planète consomme, en particulier tout ce que consomment l’UE et les USA, lesquels se « désindustrialisent » progressivement pour se transformer en parasites vivant de la spéculation, de l’usure et de la rente.

Cette évolution objective de la division internationale du travail au cours de cette troisième phase de la « mondialisation ou globalisation », c'est-à-dire de l’internationalisation du capital et de la recherche du profit maximum, confère un caractère particulier au nouveau cycle des guerres d’agressions coloniales de l’impérialisme US/OTAN et UE contre les peuples.
En effet le nouveau cycle des guerres impérialistes est engendré par la nécessité pour l’impérialisme de contrôler les sources de matières premières stratégiques indispensables au développement des pays "émergents". Il s’agit de générer des profits colossaux en contrôlant et rendant les pays "émergents" dépendants d’eux pour leur accès aux matières premières dont ils ont besoin pour continuer à se développer.
Par leur mainmise sur les richesses stratégiques des pays producteurs, les USA et l’UE s’érigent en usuriers rentiers fixant les conditions d’accès aux matières premières aux pays "émergents". Les Firmes Transnationales US et de l'UE peuvent ainsi spéculer sur les prix, fixer les taxes, poser leurs conditions, organiser le sabotage des économies ou les affaiblir, mener la guerre commerciale et donc continuer à exploiter et dominer l’économie mondiale.
Voilà d'où provient le fait que les économies des USA et de l'UE dépendent toujours plus fortement du complexe militaro-industriel et de la finance spéculative. L'impérialisme Français a un taux de croissance quasi nul, mais une économie exportatrice de plus en plus dépendante des ventes d'armes, notamment des avions de guerre achetés surtout par les pétro-monarchies saoudo-qataries.
Voilà pourquoi l’impérialisme provoque les actuelles guerres de « faible ou moyenne intensité » contre les pays faibles ou encore sous développés pour les asservir. C’est le cas des deux guerres contre l’Irak, de la guerre contre l’ex-Yougoslavie, contre l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la Libye, le Mali, la Centrafrique.

Voilà pourquoi les USA/OTAN et l'UE se servent des Emirats des pétro-dollars pour financer et armer les groupes djihado-terroristes comme Daesh, l'EIL, Al Qaïda, Front Al-Nostra, Shebab, Boko Haram, Mujao, MNLA, Ansardine, etc.
Il s’agit d’en finir avec des pouvoirs laïcs qui refusent de se soumettre au diktat des impérialistes, lesquels donc, malgré la nature bourgeoise ou féodale de leur régime, rejettent la domination impérialiste et même parfois cherchent à développer leur pays pour en faire des pays "émergents" parce qu'indépendants.
L’Irak de Saddam Hussein, la Libye de Khadafi sont justement ce type de pays où l’argent du pétrole, par le biais des nationalisations de la production, du raffinage et même de l’industrie pétrochimique, a doté ces pays d’un indice du développement humain (idh) qu’on ne trouve nulle part dans les néo-colonies africaines soumises et serviles à l’impérialisme. Mieux ces pays ont investi dans des réalisations économiques, éducatives, sanitaires et sociales qui commençaient à les mettre sur les rails de la vraie "émergence" et leur permettaient de projeter la mise en place de banques pour l'autofinancement de projets panafricains.
C’est justement cela qui est détruit par les agresseurs impérialistes qui, à coups de bombes et de missiles, s’évertuent à ramener ces pays à « l’âge de pierre » pour ensuite insérer ces pays ainsi détruits dans le système inique de la dépendance néo-coloniale de la dette, des plans d'ajustement structurel libéraux et, ainsi sous le prétexte de la "reconstruction", distribuer le profit maximum à leurs entreprises monopolistes privées.
En plus, comme on le voit en Irak et en Libye, à cette destruction massive des infrastructures, des réalisations économiques, culturelles, éducatives, sanitaires et sociales, à ce pillage des œuvres historiques et à cette prédation gloutonne, il faut ajouter les assassinats ciblés des ingénieurs, des savants, des chercheurs, des professeurs des pays agressés par les impérialistes afin de les rendre dépendants pour une ou plusieurs générations. C’est aussi en cela que l’impérialisme, c’est la barbarie.

Frayer la voie à l'alternative patriotique voire révolutionnaire au néocolonialisme

Les contradictions au sein des bourgeoisies compradores néocoloniales ne peuvent nous cacher qu'elles n'ont d'autre horizon que de s'enrichir par la collaboration avec telle ou telle puissance. Assommés par la propagande anti-chinoise occidentale, certains Africains se plaignent de la "coopération chino-africaine" et bientôt de la "coopération russo-africaine". On épingle souvent la "concurrence" que ferait les commerçants Chinois à la "vendeuse de cacahuètes" tout en se taisant sur la "concurrence" des grandes surfaces, Auchan ou Carrefour à la "vendeuse de beignets". En fait, il faut dire que les travers visibles de la "coopération" Sud Sud résultent pour l’essentiel de la corruption des gouvernants néocoloniaux africains. La "concurrence" est une loi absolue du capitalisme qui finit par produire le "monopole", voilà pourquoi il faut l'Etat pour contrôler, maîtriser et réglementer à partir de leviers économiques stratégiques l'économie nationale et africaine pour sortir du sous développement.
C'est à ce niveau d'exigence que se situe l'actuelle rébellion de la jeunesse patriotique africaine. Se réapproprier les richesses nationales bradées, renégocier les contrats léonins, sortir la France du CFA, bâtir une monnaie souveraine nationale ou africaine, nationaliser les secteurs économiques stratégiques, refuser de signer les APE, expulser les bases militaires étrangères, promouvoir le soutien de l'Etat aux "opérateurs économiques privés" nationaux, protéger les productions des paysans, des pêcheurs, des éleveurs contre la concurrence étrangère, prioriser l'école, la santé et l'industrialisation sont redevenus des éléments programmatiques portés par des associations de la "société civile", des syndicats et surtout par de nouveaux partis politiques issus de la révolte patriotique de la jeunesse africaine.

Cette jeunesse, pour le moment essentiellement intellectuelle, s'émancipe peu à peu de la fable libérale de la "réussite individuelle condition de la réussite collective" inculquée par des décennies de pensée unique libérale et d'aliénation néocoloniale. La jeunesse patriotique se détourne des chimères libérales d'autant plus que la tragédie des mers, des océans et du désert devenus des cimetières pour migrants touche de plus en plus de familles sans oublier le traitement colonial raciste de l'immigration dans les pays impérialistes.
En fait, cette jeunesse patriotique reprend le programme de la gauche historique que les leaders historiques ont renié en s'engluant dans le marais nauséabond de la corruption et de la politique du ventre.
La bourgeoisie néocoloniale tiraillée entre soumission à l'impérialisme et soutien au multilatéralisme va trahir en raison de sa servilité volontaire congénitale. L'unité de la jeunesse patriotique rebelle et des gauches historiques qui ont rompu avec l'opportunisme va devenir progressivement la force montante à même d'assumer le rôle historique de force dirigeante de cette seconde phase de la lutte de libération nationale et africaine.
C'est l'équation posée et à résoudre pour que vive et triomphe l’œuvre commencée par les leaders indépendantistes de la première phase de décolonisation que sont : Lamine Arfan Senghor, Tiémoko Garang Kouyaté, Alfred Zuma, P. E. Lumumba, Nkwame Nkhruma, Sékou Touré, Saïfoulaye Diallo, Modibo Keita, Um Nyobe, F.R. Moumié, O. Afana, E. Ouandié, A. Neto, Franz Fanon, A. Ramdame, G.A. Nasser, E. Mondlane, S. Machel, C. Hani, N. Mandela, R. Mugabe, S. Biko, A. Cabral, T. Sankara, etc. Il s'agit de re-brandir le drapeau là où les crimes et massacres coloniaux l'avaient jeté à terre comme étendard actualisé de la seconde phase de la libération nationale et panafricaine parce que sans mémoire on ne sait pas où aller .

Novembre 2019

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Actualités internationalesMon, 02 Dec 2019 11:27:56 +0000
DECLARATION DU PARTI CNDD CONCERNANT LES VIOLENCES XENOPHOBES EN REPUBLIQUE D’AFRIQUE DU SUDhttp://www.cndd-burundi.com/actualites/declarations/912-declaration-cndd-violations-xenophobies-rsa http://www.cndd-burundi.com/actualites/declarations/912-declaration-cndd-violations-xenophobies-rsaDECLARATION DU PARTI CNDD CONCERNANT LES VIOLENCES XENOPHOBES EN REPUBLIQUE D’AFRIQUE DU SUD

Le parti CNDD du Burundi, indigné par des actes de violences ces derniers jours perpétrés contre des ressortissants étrangers en République d’Afrique du Sud, porte à la connaissance de l’opinion africaine et internationale ce qui suit:

Les faits

1. Depuis le 1er Septembre 2019, les différentes communautés étrangères, surtout africaines, sont victimes d’une vague de violences. Leurs commerces et autres biens sont pillés, saccagés ou incendiés. Des dizaines de ressortissants africains ont été victimes de lynchage, et d’autres ont été gravement blessés ou molestés par des meutes de citoyens sud-africains en furie.

2. Ces vagues de violences xénophobes deviennent récurrentes dans ce pays de l’icône mondial de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela.

3. Il sied à souligner que ces violences ont suscité des réactions de vengeance qui ont aussi causé des dégâts matériels et humains notamment au Nigéria.

4. Le président sud-africain Mr Cyril Ramaphosa a condamné clairement ces actes et a demandé qu’ils soient mis fin rapidement.

5. D’autres personnalités sud-africaines notamment Julius Malema ont rappelé les liens de fraternité qui unissent les sud-africains et les autres africains, et a appelé à la fin immédiate de la violence.

6. Le parti CNDD rappelle qu’historiquement, nos ancêtres africains nous ont légué des valeurs de solidarité humaine, de générosité et de tolérance, bref de l’Ubuntu (l’humain)

Notre position.

7. Le parti CNDD présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement à tous ceux qui sont blessés physiquement ou psychologiquement.

8. Notre parti condamne avec la plus grande vigueur ces violences gratuites, que rien ne pourrait ni justifier, ni expliquer et par voie de conséquence demande aux autorités sudafricaines de mettre fin à cette barbarie d’un autre âge.

9. Le parti CNDD lance un appel au pays dont les ressortissants ont été victimes de ces actes odieux de faire preuve de retenue et recourir à la justice au lieu d’attiser la xénophobie par la vendetta.

10. Le CNDD constate avec amertume que la jeunesse sud-africaine n’est pas aux faits que la lutte contre l’apartheid a été continentale. Il est du devoir des responsables politiques sud-africains d’apprendre à leur jeunesse que des mozambicains, des zimbabwéens, des tanzaniens, des namibiens, des angolais, des zambiens, des cubains, des algériens etc. sont morts sur le grand front contre l’apartheid. Tous les peuples africains ont apporté des soutiens de toutes sortes, politiques, diplomatiques, matériels, financiers etc., à la longue lutte légitime du peuple sud-africain pour recouvrer sa souveraineté et sa liberté.

11. Les violences xénophobes sur le continent constituent presque toujours un exutoire aussi criminel qu’inefficace des frustrations de notre jeunesse dues à la pauvreté et à l’incertitude pour son avenir.

12. De ce fait, le parti CNDD est convaincu que seule la construction d’une Afrique Unie et Solidaire peut assurer la prospérité, la sécurité et un avenir sûr pour la jeunesse africaine et mettre fin à cette honteuse situation pour notre continent.

13. Notre parti lance encore une fois un appel à tous les panafricanistes, héritiers de Kwame Nkrumah, de Gamal Abdel Nasser, de Lumumba, de Julius Kambarage Nyerere, Thomas Sankara et de Mouammar Kadhafi à une grande et longue mobilisation de la jeunesse africaine pour la construction d’un Etat Fédéral Africain, fort et prospère pour ainsi mettre en échec tous les plans de balkanisation de l’Afrique. Faisons nôtre la célèbre phrase de Kwame Nkrumah, s’adressant à ses pairs avant l’adoption de la charte de l’OUA le 24 mai 1963, il dira « nous devons nous unir maintenant ou périr ».

Fait à Bujumbura, le 05 septembre 2019

Léonard NYANGOMA,

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DéclarationsMon, 09 Sep 2019 18:14:27 +0000
Conférence de presse du Conseil National pour la Défense la Démocratie (CNDD) sur le processus électoral en cours au Burundihttp://www.cndd-burundi.com/show/910-conference-presse-cndd-elections http://www.cndd-burundi.com/show/910-conference-presse-cndd-electionsConférence de presse du Conseil National pour la Défense la Démocratie (CNDD) sur le processus électoral en cours au Burundi

Après l’annonce du calendrier électoral par la CENI, en date du 14 juin 2019, le Parti Conseil National pour la Défense de la Démocratie (CNDD) saisit cette occasion pour annoncer au public tant national qu’international sa position par rapport au processus électoral en cours.

1. Le parti CNDD comme parti politique qui concourt à l’accession pacifique au pouvoir réitère sa volonté de participation aux futures consultations électorales tout en espérant que l’environnement politique, sécuritaire, juridique sera progressivement apaisé pour la tenue des élections libres et honnêtes. Toutefois, le CNDD se réserve le droit à tout moment de se retirer d’un processus électoral biaisé si le climat politique ne s’améliore pas.

2. Par rapport à ces échéances dont le calendrier vient d’être annoncé officiellement et qui débuteront en date du 20 mai 2019 par les législatives et les communales, le CNDD porte à la connaissance du public qu’il a déjà sensibilisé ses militants pour s’y préparer avec détermination, sans céder aux intimidations, aux harcèlements et autres provocations auxquelles ils font régulièrement face. En témoignent, les rapports de nos représentants provinciaux qui en relatent, avec force détails, les circonstances de temps et de lieu en cette période pré-électorale. A titre exemplatif, et pour ne citer que ces quelques cas de figure, voici un tableau peu reluisant traduisant cet état de fait dans certaines provinces :

2.1. A Bururi en date du 16/12/2018, en commune Bururi, Zone Muzenga, colline Kivuruga, une réunion annoncée, conformément à la loi en vigueur a été empêchée par l’administrateur communal.

2.2. A Rutana en date 06/04/2019, en commune Bukemba, Zone Gihofi, colline Bugiga, une autre réunion également annoncée a été empêchée par l’administrateur de ladite commune en y dépêchant des policiers.

2.3. A Rumonge en date du 08/04/2019, notre représentant en cette commune nous annonça que les jeunes affiliés au parti présidentiel profèrent des menaces en déclarant qu’ils ne veulent pas d’autres partis à part le leur, celui au pouvoir. En d’autres mots, ils font une administration parallèle encouragée par le pouvoir.

2.4. A Bubanza, le 12/04/2019, un séminaire-atelier organisé à l’endroit des membres des partis politiques par le BLTP a été ajourné sans aucune explication.

2.5. A Bururi, le 16/06/2019, en commune Bururi, Zone Bamba, colline Jungwe, l’administrateur communal a refusé une réunion avertie, arguant qu’on ne lui a pas demandé de permission. Il y a lieu de s’interroger s’il comprend ses missions ou si c’est un excès de zèle. En tout état de cause, nous savons que cela est fait sciemment et sur consignes.

2.6. A Rumonge, le 24/07/2019, en commune Bugarama, un drapeau du CNDD, a été enlevé puis acheminé on ne ne sait où. L’opinion a été surprise d’entendre le gouverneur de Rumonge déclarer haut et fort dans les médias que ce genre de comportement avait eu lieu mais qu’il avait été éradiqué. Nous attendons des mesures dissuasives de la part de cette autorité.

3. Le CNDD ne se lassera jamais de dénoncer sans ambages ces actions maléfiques et de persécutions des militants de l’opposition, chaque fois que l’occasion lui sera offerte, à l’empêcher d’exercer ses droits de prendre part à la vie du pays par la participation au processus électoral en particulier et à sa gestion générale. C’est un des principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. En effet, l’article 21, alinéas 1 et 2 stipulent que « (1) Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de ses représentants librement choisis. (2) Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays ». De ce fait, les prochaines réunions mensuelles promises par le MIFPDL donneront l’occasion au Parti CNDD de mettre au clair et au grand jour les obstacles majeurs à la tenue des élections libres, transparentes, démocratiques et inclusives. Rien donc ne viendra au bout de sa détermination pour exercer ses droits lui reconnus par la loi et les instruments internationaux auxquels le Burundi a souscrit.

4. Le CNDD profite de cette opportunité pour remercier le MIFPDL qui, lors de la dernière réunion de Gitega, pour sa promesse d’organiser d’autres réunions similaires avec les partis politiques, aujourd’hui que le pays entre véritablement dans le processus électoral. Malheureusement, cette promesse n’a duré que le temps d’une rosée, quand on sait que le vendredi 19 juillet 2019, dans une réunion faisant suite à celle de Gitega y ont été invités certains partis politiques préférés ou satellites, de manière exclusive et à dessein.

5. Fort de l’instruction du MIFPDL, lors desdites assises de Gitega, recommandation était faite en substance aux gouverneurs de provinces et les administrateurs communaux d’être à l’écoute et collaborer de concert avec les représentants des partis politiques, notamment en les laissant ouvrir leurs permanences. Le CNDD est désagréablement surpris que cette recommandation ne soit pas suivie d’effet. Il compte donc implanter ses permanences dans tout le pays y compris là où il en a été empêché, comme en province CIBITOKE.

6. Le CNDD n’usera pas de la violence verbale, physique etc., sauf si, comme le stipule le quatrième préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, je cite « Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’Homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression ». Il ne fera pas non plus l’apologie du crime. User de la violence, des intimidations et autres actes inhumains et dégradants, relève d’un comportement bestial digne d’un âge révolu.

7. Il ne le dira jamais assez. Le CNDD invite les autres partis politiques, les électeurs et ses militants en l’occurrence, à tirer les leçons de l’histoire lointaine et récente de notre pays. Ils les invitent à jeter un regard rétrospectif et réaliste sur ce qui s’est passé et se passe en Afrique et dans le monde entier sur les processus électoraux mal conduits. Ils culminent chaque fois par la violence et remettent en cause les résultats truqués d’avance.

8. Le CNDD fait sienne la phrase célèbre de Martin Luther King ; « nous devons accepter de vivre ensemble comme des frères, sinon nous périrons ensemble comme des idiots ».

9. Nous nous en voudrions de terminer ce mot liminaire sans formuler quelques recommandations :

9.1. Au gouvernement et partis politiques de :
Mettre en place un cadre de dialogue pour créer un climat de confiance mutuelle et d’apaisement avant les élections :
 Libérer tous les prisonniers de conscience
 Mettre fin à la persécution des militants de l’opposition
 Supprimer des mandats d’arrêt contre certains leaders politiques et de la société civile
 Procéder au désarmement et démantèlement des milices armées
 Organiser un retour digne des réfugiés
 Réhabiliter tous les médias détruits en 2015
 Réviser certains textes de lois dont le Code électoral pour les rendre plus démocratiques et conformes à l’accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation
 Mettre en place un gouvernement crédible à mesure de superviser le processus électoral
 Mettre en place un mécanisme pour la sécurisation des élections
 Désigner une CENI et ses démembrements neutres, représentatifs et crédibles
 Adopter un code de conduite des partis politiques pendant le processus électoral

9.2. A la CENI et ses démembrements qui doivent particulièrement être représentatifs de juguler dès maintenant les cas d’intolérance politique

9.3. Au CNC et à la CENI de jouer réellement leur rôle d’assurer l’équité dans les médias publics

9.4. Aux Confessions religieuses et Aux Organisations de la Société civile

De faire une observation électorale en toute neutralité et rendre compte sur des résultats sans ambigüité et neutralité ; de s’interdire ensuite de s’immiscer dans le jeu politique.

9.5. Aux corps de Défense et de Sécurité
De sécuriser les élections avec impartialité et professionnalisme et de ne pas céder aux sollicitations des politiciens.

9.6. Aux militants du CNDD
De rester vigilants, de ne pas se laisser intimider tout en évitant des confrontations et surtout de poursuivre la dénonciation des actions visant à les empêcher d’exercer leurs droits civils et politiques, plus particulièrement durant tout le processus électoral. D’imiter le cas de Johny Clegg, le zoulou blanc sud-africain et de s’auto-approprier les conseils du Héros de la Démocratie Melchior NDADAYE lors de ses campagnes électorales ainsi que dans son discours d’investiture.

Enfin, Gageons que les prochaines élections seront libres, transparentes, inclusives et apaisées. De cette manière, le pays renouera la confiance avec ses propres citoyens, la communauté internationale, à commencer par les voisins.

Vive les élections régulières au Burundi, en Afrique et dans le monde.

Fait à Bujumbura, le 12/08/2019
Le Porte-Parole du CNDD
KOBAKO Gaspard

Je vous remercie.

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CommuniquésTue, 13 Aug 2019 13:54:54 +0000
IJAMBO LEONARUDO NYANGOMA, UMUKURU WA CNDD ASHIKIRIJE ABARUNDI N'ABAGUMYABANGA BA CNDD KURI IYI SABUKURU IGIRA 57 UBURUNDI BWIKUKIYEhttp://www.cndd-burundi.com/actualites/declarations/909-ijambo-nyangoma-isabukuru-57-uburundi-bwikukiye http://www.cndd-burundi.com/actualites/declarations/909-ijambo-nyangoma-isabukuru-57-uburundi-bwikukiyeIJAMBO LEONARUDO NYANGOMA, UMUKURU WA CNDD ASHIKIRIJE ABARUNDI N'ABAGUMYABANGA BA CNDD KURI IYI SABUKURU IGIRA 57 UBURUNDI BWIKUKIYE

Barundi ,
Barundikazi,
Bagumyabanga ba CNDD,

Ntanguye kubaramutsa Amahoro, Iteka n’Iterambere, ndabipfuriza n’umusi mukuru mwiza w’isabukuru igira 57 y’Ukwikukira kw’igihugu cacu!

Muti none Ijambo kwikukira risigura iki ?

• Kuri uyu musi uri hejuru, imyaka 57 irarangiye Uburundi bwikukiye, hari kw’igenekerezo rya mbere Mukakaro 1962. Muri ivyo bihe bishira imyaka ya 1960, ni naho kandi ibihugu vyinshi vyo muri Afrika vyashikira intahe yo kwikukira. Mu majambo twagiye turabashikiriza nk’aya mango, twaragiye turabasigurira ico iryo jambo ukwikukira risigura. N’ubu ntitworambirwa kubisubiramwo, reka tuvyibukanye gatoya gusa.

• Ukwikukira rero si ibendera canke ururirimbo vyo guhayagiza igihugu gusa. Twovuga ko igihugu kanaka cikukiye koko, igihe abanyagihugu bitunze, bashobora kuronka ibibatunga batabanje gusegerereza, canke gutega amashi: ni ukuvuga yuko baba bashobora gufungura ibikwiye bituma bagira amagara meza, bafise uburaro, bashobora kwivuza bose, bakiga bose gushika aho biyumva, ata numwe akumiriwe ku mvo izo ari zo zose.

• Ukwikukira, ni igihe abanyagihugu baba bafise akaranga kabo karangwa n'imico kama: ururimi ni idini vyabo, igihe koko biyemera, batemera kuganzwa n'abanyamahanga, bemera kugwanira igihugu cabo no kucigura bakacigura bibaye ngombwa. Ikindi cerekana ko igihugu cikukiye, abanyagihugu baba bafise ijambo, n'igihugu kikagira ijambo n'ijunja mu makungu. Ijambo rero ni ikintu gihambaye. Na demokarasi ntishobora gushinga imizi mu gihugu kitarikukira muri iyi nzira tuvuze, abanyagihugu batagira ijambo.

• Ibindi biranga ukwikukira ni umutima wo gukunda igihugu cabo abanyagihugu berekana mu mikorere yabo igihe cose. Ni ubumwe hagati y'abanyagihugu, hagati y'intara canke amoko aba akigize. Turashimikira kuri iki kibazo c'ubumwe hagati y'abanyagihugu, kuko ibihugu vyahoze birongoye intwaro z'igikoroni, vyarakoresheje cane amacakubiri canecane y'amoko kugira bitugumize mu bukoroni turiko turaryana. No ngaha mu Burundi murabizi ko babikoreyeko, kandi vyadusizemwo imvune n’ubu zitarahera neza.

• Mu vy’ukuri, imbere yuko abazungu baza, ibihugu vyinshi muri Afrika vyari bifise intahe yo kwikukira yuzuye, Uburundi, igihugu cacu cari igihugu cifashe, gifise imbibe. Abarundi bari bafise imico yabo, intambo zabo, ururimi rwabo, idini ryabo, bari bafise inganda zabo, maze bagacura ibikoresho bakeneye, bagahingura imiti n’ibindi. Ariko intwaro za gikoroni zaradusubije inyuma cane, ziratwambura ubutegetsi n’ubumwe hagati y’abarundi burahungabana, barabiba umugera w’amoko, mu bisanzwe abarundi bari babanye neza. Afrika yose barayigabanganije kurya kw’amagaburanyama bayicamwo uduhugu twinshi, ivyo vyose babikora kugira bagwize amasoko y’ivyo bahingura iwabo, bongere bagwize itunga ryabo mu gusahura itunga ry’ibihugu vyo muri Afrika.

• Mu myaka ishira 1960, ibihugu vyinshi vyarikuyeko intwaro za gikoroni, birikukira. Mu bihugu bitari bike, abanyagihugu babanje gufata umuheto barahangana n’ingabo z’abazungu imyaka itari mike, twovuga nka Angola, Zimbabwe, Afrika Yepfo, Algeria….

Intahe yo kwikukira abakoroni barayisubiyeko budakeye na kabiri

• Ntibwakeye na kabiri, intahe yo kwikukira mu bihugu vyinshi vyo muri Afrika abakoroni barayisubiyeko. Muti gute ? Ubwa mbere hoho, twovuga yuko tutarikukira :
- Mu gihe Abanyagihugu benshi badashobora no gufungura nka kabiri ku musi;
- Mu gihe Indwara nka malaria zisinzikaza abanyagihugu birenze urugero, abishoboye bo nyene canke abategetsi banyonyeje ikigega ca Reta ari co c’abanyagihugu, ari bo gusa bashobora kuja kwivuza hanze;
- Mu gihe Indero n’inyigisho mu mashure vyatitutse, ugasanga abifise canke abo banyonyezi bari ku butegetsi, aho kwitaho indero y’abana b’abarundi bose, barungitse rwabo hanze. Ntawutazi yuko mu myaka yahera indero n’inyigisho mu mashure yo mu Burundi yari igeze ku rugero rw’ibihugu bavugako vyateye imbere;
- Mu gihe abana nka bose barangije amashure ata kazi baronka, n’uwukaronse agahembwa intica ntikize;
- Mu gihe ata mahoro n’umutekano birangwa mu gihugu, n’Umukuru w’igihugu akaba atagishobora no gucarukira hanze, iyo asohotse mu nzu n’aho yoba agiye kwugurura ubunywero bw’umunyagihugu asanzwe aherekezwa n’inteko ukamengo igihugu kiri mu ndwano. Aho ntiturinze kuvuga ko n’amabarabara aca yugarwa, abanyagihugu bose bagahinduka abansi, ntihagire agasubira gukacira, aho mu bisanzwe abanyagihugu bakomera amashi umukuru w’igihugu ariko ararengana mu karere baherereyemwo!
-Mu gihe Abarundi barenga inusu y’umuriyoni bataye izabo bagahungira mu bindi bihugu.
- Mu gihe umunyagihugu yaniganywe ijambo, uwugoboroye ururimi bagaca bacisha ku buhumba, abashingantahe na bo bakaba baratswe intahe, ataho vyakabonetse;
- Mu gihe Itunga ry’igihugu ryiziziwe n’akarwi k’abantu bari ku rushi, bamwe Deniza muka Nkurunziza yise kurundarundanya, ariko na we nyene akaba ari mu bagize ako kagwi. Ni na co gituma yanse no kudoma urutoke ku mazina y’abakagize. Ayo matungo y’igihugu bakaba bayatahirije mu ma banki y’ibihugu vya kure, ayandi bayanyegeje mu mazu.
- Mu gihe mu kwemeza amafaranga Reta izokoresha ku mwaka, amareta menshi yo muri Afrika abanza gusaba uruhusha ca kigega FMI;
- Mu gihe Ingoro y’amakoraniro b’ibihugu bigize ubumwe bw’Afrika yubatswe n’abanyamahanga;
- Mu gihe Ibice birenga 80% vy’amafranga Ishirahamwe ry’ubumwe vy’Afrika rikoresha ku mwaka, yose bayasega hanze. Wa wundi ati uwutigaburira ntiyigaba;
- Mu gihe N'abamenyereza b'imigwi y'umupira w'amaguru mu bihugu nka vyose muri Afrika usanga ari abazungu;
- Mu gihe tutiyemera ngo dukoreshe twongere duhe agaciro indimi zacu, akaranga n'imico kama vyacu;
- Mu gihe ata nganda dufise zo guhingura bikwiye ivyo dukenera mu buzima bwa misi yose : imiti, imfungurwa, impuzu n'ibindi, ibikoresho vyo mu nzu n'ivyo kwubaka;
- Mu gihe tudashobora kwishingira ibiguzi vy’ibiva mu mwimbu wacu nk'ikawa, icayi, ubutare n'ibindi...;
- Mu gihe ata masoko ntanganguvu dufise akwiye kugira turonke umuyangankuba wotuma igihugu giteza imbere amahinguriro n'ibindi bikorwa bitobito bitunze umunyagihugu;
- Mu gihe tudashobora guhingura umuheto wo kwirarira twebwe nyene muri Afirika, ingaruka mbi z'ivyo zikaba ari uko ibihugu vya rutura vyiha ububasha n'akagaye kenshi bwo gucungera umutekano mu bihugu vyinshi muri Afirika, bikavamwo n'urwitwazo rwo gushinga amakambi y'inteko mvamahanga mu bihugu vyacu;
- Mu gihe ibihugu vyacu vyama mu ruhagarara rw'indyane zifatiye ku moko canke ku turere. Muravyihweza neza, ingwano tubona hirya no hino zisinzikaje ibihugu vyikukiye vuba, haba muri Aziya canke Afrika na Amerika y'Epfo. Nimwirabire namwe iwacu, ukuntu ubutegetsi bwa Nkurunziza buriko buradusubiza muri ayo mahano;
- Mu gihe kandi Ibihugu bikeya, n'abantu bari ku rushi kuri iyi si bigunganye ubutunzi nka bwose bw'isi nzima, abanyagihugu barimbura na bo bagasoroma aho batarimye !
Twari kudondagura n'ibindi bimenyetso vyinshi vyerekana ko tutarashikira ukwikukira nyakuri. Ariko aha rero, twoshimira Umukuru w'igihugu ca Ghana, Prezida Nana Akufo-Addo aheruka gutangaza yuko igihugu ciwe gihagaritse gusubira gusegereza ca kigega FMI, kandi kuva ico gihe n’umwimbu w’igihugu ca Ghana waciye wongerekana..

Ubu na ho muti none vyagenze gute kugira Afrika isubire mu ntwaro za Gikoroni ?

• Ica mbere hoho ni uko twobanza tugashimira ba Sokuru twamukako, kuko tuvyihweje muri kahise Afrika yarababaye cane nubu ikiriko. Kuva ku gihe abazungu batugira abaja baratwaye ku nguvu abanyafrika barenga imiriyoni 100 no ku ntwaro za Gikoroni nta gahengwe baduhaye. Ariko, nimba twararokotse, ni uko hariho intwari z’abanyafrika zagwanije abazungu, ngaha iwacu umwami Mwezi yaragwanije Abadagi hafi imyaka umunani, yaheruka gutsinda abarabu ba Rumariza bari baje kutugira abaja.

Ingene abazungu batugumije mu ntwaro zagikoroni: Kugira twikukire harabonetse intwari nka Nkrumah wo muri Ghana, Nyerere wo muri Tanzania, Lumumba w’i Kongo, Sekoutouré wo muri Guinée Conakry, Kenyata w’i Kenya, Rwagasore w’i Burundi n’abandi. Barihevye baratuja imbere mu guharanira ukwikukira. Hariho n’ibihugu vyari vyashikiriye intwaro ya Gisosiyarisite nka Cuba canke Ishirahamwe ry’ibihugu vyari bigize Repuburika zunze Ubumwe bwa Gisosiyarisite y’abasoviyete bita Uburusiya, barafashije cane Abanyafirika kwikurako intwaro za gikoroni. Kubera abazungu basanze muri Afrika hari ubutunzi kama bw’umurengera ata n’ahandi buri kuri iyi si, ni ukuvuga isi imera, ubutare buri ku rugero rw’ibice 60% kw’isi nzima, bataburonse ntibashobora gukora indege, ibigwanisho, izo mashini nyabwonko n’ibindi. Bakaba bamenyereye kubusahura ata n’imeya batanze. Ntibatevye baciye bagaruka baciye mu nzira zibiri kandi zose ari magiranire.

• Inzira ya mbere baciyemwo, barakoresheje inguvu ku rwenge baciye ku banyafrika nyene. Intwari nyinshi mu baharaniye ukwikukira canke uwo wese yubahutse kubandanya iryo ragi ryo kwikukira baramugandaguye. Muri abo twovuga nka Patrice Lumumba , Rwagasore, Ben Barka wo muri Maroc, Sankara muri Burkina Faso, Modibo Keito wo muri Mali, Amilicar Cabral wo muri Guinée Bisao, Khadafi wo muri Libiya, n’abandi. Abo batagandaguye barabatoteje canke barabapfunga imyaka y’umurengera nka Mandela, Bagbo wo muri Cote d’Ivoire. Abandi ni nka, Sekoutouré, Nkrumah, Nyerere wa Tanzania… Benshi mu bo bagandaguye canke bagiriwe kudeta basubirirwa na ba n’iryo nka Mobutu muri Kongo yasubiriye Patrice Lumumba, canke Ouatara muri Cote d’Ivoire . Kongo kikaba ari co gihugu ca mbere kw’isi gifise ubutunzi bwinshi kama. Muca mwumva ko biteye isoni uravye aho ico gihugu kigeze ubu, kuko giharurwa mu bihugu vya mbere vyugarijwe n’ubukene, n’ingwano z’urutavanako eka n’akajagari kadahera, kandi babigira nkana. Ikibi kibishe kandi abakoroni badukoreye, ni kuburagiza ishingwa rya Reta Zunze ubumwe bw’Afrika. Ibihugu vya Afrika bimwe vyagiye ku mohe y’abazungu, birarwanya vyivuye inyuma uyo mugambi, ari wo wonyene wari gutuma Afrika igira inguvu zo gukomeza intahe yo kwikukira. Kandi n’ubu bitagenze uko, Afrika izoguma mu buja n’ubukoroni. Uyo mugambi ni wo wonyene uzosubiza ijambo n’inguvu Afrika. Hageze gushinga ibiciro vy’umwimbu ibihugu vyose bikavuga rumwe ku giciro c’ikawa, Cacao, inzahabu, Coltan, n’ibindi.

• Inzira ya Kabiri ijanye n’iya mbere. Abategetsi benshi mu bihugu vyo muri Afrika bakora nk’abacangero b’abakoroni. Kenshi abakoroni ni bo baba babafashije gushikira ubutegetsi. Poritike kuri bo ni ingazi yo kurira mu kigega ca Reta c’abanyagihu. Ntimurabire kure, murabona yuko mu Burundi ubutegetsi buhari bwamunzwe n’ibiturire kuva hasi gushika hejuru. Amatungo yose y’igihugu mwabiriye akuya bayarunze mu mabanki yo hanze. Ntawutazi yuko Reta ya Nkurunziza yagurishije ubutare bwose n’agataka vy’igihugu. Amasosiyete ngaho y’abazungu ariko arimba ubutare ararenga 20. Ariko tukibaza irengero ry’amafaranga ava muri ubwo butare. Amasosiyete ya Reta nka yose baragurishije. Ayasigaye na yo nyene nka SOSUMO, REGIDESO canke OTB nta misi myishi agisigaje. Amabanki yose barayacishije ku w’epfo. inzahabu yari mu kigega ca Reta, bayiriye bagishika ku butegetsi muri 2005, murumva ko n’imbuto bayiriye. Ayo mareta rero afatanya n’amahanga mu kunyonyeza ubutunzi bw’ibihugu. Aho hakurya mu gihugu ca Kongo karadereye. Ico gihugu kuva cikukiye nta gahengwe kiragira. Ubu hoho bagisize mu kajagari kadahera bagaca bikika mu kiza. Ni co gituma mu gice ca Kongo cegereye Uburundi usanga huzuye ya masosiyete rutura arenga ijana, indege zirwa ku musi ku musi zije gusehura ubutare ni amajana ‘amajana. Mumenye neza yuko igihe cose Kongo itazoba iraronka amahoro, ni ukuvuga itazoba irikukira, nta mahoro, nta mutekano uzoboneka mu karere, nta Reta zunze ubumwe bw’Afrika zishobora gushingwa.

• Abakoroni kandi barafadikanije n’abategetsi bamwebamwe ba nsumirinda bo muri Afrika, barabandanya umugambi ugayitse wo kunyinyagura Afrika mu duce twinshi, babanje kuryanisha abanyagihugu. Vyarashitse muri Sudani, muri Libia, Mali, bakaba babifitiye umugambi no ku gihugu ca Kongo.

Muti none hokorwa iki kugira Afrika, Uburundi budasigaye inyuma kugira ibihugu vyacu vyikukire koko ?

• Twese tumenye neza yuko kwikukira nyakuri kw’Uburundi, kw’Afrika, atari igikorwa coroshe. Abansi barakaka, ariko vyongeye ubugabo burihabwa. Afrika ihanzwe amaso na benshi kandi ntivyari bibi, iyaba ari amaso ayironderera ineza. Ico gikorwa kandi nta muntu umwe nyamwigendako canke igihugu kimwe conyene covyishoboza. Ariko turizeye cane muri kazoza atari aka kera cane, kubera yuko muri ibi bihe tubona, tukumva hirya no hino abagwanashaka canecane mu rwaruka baharinira kwikukira kwa Afrika, bashaka ikibubahiriza aho bari hose mu makungu, bashaka Ifranga rimwe ry’Afrika, bashaka ko twubaka Reta zunze Ubumwe bw’Afrika nk’uko umuhisi Prezida Nkrumah yari yabiteguye imbere y’ishingwa rya OUA, maze bamwe mu bategetsi b’ibihugu vy’Afrika baja ku mohe y’abazungu b’abakoroni, baraburagiza uyo mugambi. Ivyo rero biri mu vyazingamitse Afrika gushika n’ubu.

Ivyokorwa rero kugira hashingwe izo Reta Zunze Ubumwe bw’Afrika ni ibi :

-Ica mbere ni uko amashirahamwe yaba imigambwe, amasendika y’abanyakazi, amashirahamwe y’abirimizi n’aborozi, amashirahamwe y’urwaruka canke y’abakenyezi yiyumvamwo uwo mugambi haba ku rugero rw’igihugu cose, ku rugero rw’uturere no ku rugero rw’Afrika nzima. Maze ayo mashirahamwe akagira inani mu gihugu cose, mu turere dutandukanye no muri Afrika nzima.
-Ica kabiri cokorwa ni kwigisha abanyagihugu na canecane urwaruka kugira bamenye neza kahise ka Afrika, bamenye ko Afrika itamye ari iya nyuma muri vyose, yuko ahubwo yigeze kuba ari iya mbere muri vyose, mu vy’ubumenyi, mu biharuro, mu kubumbatira amahoro n’agateka ka muntu. Kera abazungu baza kurahura ubwenge muri Afrika.Ni ngombwa abanyagihugu bamenye n’icatumye Afrika isubira inyuma. Bamenye kandi yuko n’ubu Afrika mu mwanya muto, yiyunze izosubira ku kibanza cayo ca mbere. Ntitwosiga inyuma n’akarangangamutima twogenderako, kajanye no gusabikanya itunga, akarangamutima gashira imbere ikiremwa muntu, kakubuhahiriza ibidukikije nk’uko ba sokuru babigira.
-Ica gatatu ni uko inani zose ku rugero rw’igihugu, rw’akarere canke Afrika nzima zishigikira urunani mu gihugu kanaka ruriko ruharanira Reta zunze Ubumwe bw’Afrika kugira rushikire ubutegetsi biciye mu matora canke mu zindi nzira
-Ica kane, igihe hazoba habonetse Reta zibiri canke zirenga zishigikiye uyo mugambi, ni ngombwa zishinge mu maguru masha Reta Zunze Ubumwe bw’Afrika. Zice zishiraho Ibwirizwa shingiro rimwe, igisoda kimwe, Ibanki nkuru imwe n’ifranga rimwe, poritike imwe y’imigenderanire n’ibindi gutyo gutyo …. Igikunda kugorana ku mugambi wose nkoramutima nk’uyo ni intango, nta nkeka Reta zunze ubumwe bw’ibihugu vy’Afrika ivutse, n’aho yoba igizwe n’ibihugu bibiri, ibindi bizoca vyiyongerako mu mwanya mutoya. Igihugu kimwe conyene nticokwishoboza umugambi nk’uyo. Kandi uyo mugambi utagiye mu ngiro,nta gihugu na kimwe kizopfa carikukiye muri Afrika, nta na demokarasi izoshoboka, utigaba ntushobora kwishira no kwizana, ntushobora guserura iryo ugona rikubakiye ku mutima, ubanza kubaza sobuja. Reta Zunze Ubumwe bw’Afrika, ni zo zizorangiza ingwano mu bihugu vyacu z’urutavanako mubona hirya no hino muri Afrika. Izo ngwano na zo murazi yuko ari zo zorohereza abanyamahanga kuza gusahura itunga ry’Afrika. Ariko ga, intango ya vyose ihera mu gihugu kimwekimwe cose. Abaco bategerezwa kugikunda ntibemere gucurwa bufuni na buhoro babona, na canecane n’abitwa ngo ni abo bitoreye. Abarongozi bagakunda abanyagihugu babo n’igihugu cabo aho kukinunuza n’ukugisahura igihe bashitse ku butegetsi.

Ndangije nsubira ndabipfuriza umusi mukuru mwiza w’isabukuru igira 57 Uburundi buronse intahe yo kwikukira, nongera ndabararika guharanira umuzo wa Reta Zunze Ubumwe bw’Afrika, no kwiganzura ubutegetsi bw’igikenye, kugira Uburundi buzobe mu bihugu vya mbere bitanguza uyo mugambi.

Ni hahangame Repuburika y’Uburundi,
Abarundi ntidutangwe mu guharanira Reta zunze Ubumwe bw’Afrika, ikazotuma Afrika yikukira vy’ukuri.
Nti Nitugire amahoro, iteka n’iterambere !
Umukuru w’Umugambwe CNDD,

Leonarudo NYANGOMA.

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DéclarationsTue, 02 Jul 2019 07:26:12 +0000
Participation de la femme burundaise aux instances de prise de décisions.http://www.cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/908-femme-decisions http://www.cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/908-femme-decisionsParticipation de la femme burundaise aux instances de prise de décisions.

La participation des femmes burundaises  aux différentes institutions publiques connaît une très grande disparité des femmes par rapport aux hommes et l’accord d’Arusha a été extrêmement violé. Ces informations ont été fournies par un cadre du Gouvernement que nous gardons l’anonymat pour sa sécurité.


L’informateur reconnaît que la Constitution du Burundi après les accords d'Arusha, tout comme celui de 2018  qui a été un montage en violation de toutes les lois qui régissent le Burundi, prévoit un taux d’au moins 30% des femmes aux instances de prise de décision sans mentionner les postes non électifs.

A l’Assemblée Nationale, la situation reste la même que celle de 2015 (36,4% des femmes contre 63,6% des hommes) tandis qu’au Senat l’effectif chez les femmes a changé, elle est de 47% contre 53% de hommes.

Au niveau du conseil communal, l’effectif des femmes s’élève à 545 soit environ 33%, tandis que celui des hommes atteint 1152 soit environ 69 %. Au niveau des conseils communaux, les femmes qui président aux conseils communaux sont 11 soit environ 9 % contre 108 Hommes soit environ 91 %. Pour les bureaux des conseils Communaux, il y a 79 femmes, soit environ 22% contre 275 hommes, soit 78%.

Selon toujours notre informateur, parmi les 119 Communes, 39 administrateurs communaux sont des femmes, soit 33% contre 80 administrateurs hommes, soit 67 %.

Quant à l’administration collinaire, le pays compte 2873 collines dont seules 177 femmes soit 4 %, ont été élues comme présidentes collinaires contre 2689 homme, soit 96 % élus comme présidents des collines.

Pour les conseils collinaires, l’effectif des femmes ou de quartiers est de 17%. Les femmes chefs de colline et de quartiers représentent seulement 6%.

La présence des femmes dans les hautes fonctions publiques est encore très faible : l’effectif des femmes ministres est de 5 (25%) contre 15 hommes (75%); les gouverneurs des provinces sont au nombre de 3 femmes sur un total de 15 hommes (17%) tandis que les femmes directeurs généraux sont au nombre de 8 sur un nombre total de 49 hommes (16%).

La participation active des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux contribue à les rendre économiquement plus forte et leur donne la possibilité de contribuer efficacement au développement économique et sociale du pays. Toutes les femmes évoquées ici sont toutes du parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Malheureusement, la Constitution de la République montée par ce parti CNDD-FDD n’est respectée nulle part, et ces femmes sont des outils de ce parti et ne font que garder leur poste, celles des hautes sphères dans les instances de prise de décision ne lèveront jamais le doigt pour dire non à cette discrimination et de deamnder le respect de la Constitution du parti CNDD-FDD. Malheureusement, elles n’y resteront pas pendant longtemps car tout passe, tout change dans le temps, et cèderont la place à d'autres femmes qui  viendront faire de même avant que tout se transforme, tout se mette en perpetuel mutation.

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Nouvelles du BurundiTue, 18 Jun 2019 12:04:09 +0000
Le PTB obtient d’excellents résultats aux élections fédérales, régionales et européennes.http://www.cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/907-resultats-elections http://www.cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/907-resultats-electionsLe PTB obtient d’excellents résultats aux élections fédérales, régionales et européennes.

Après avoir mené une campagne phénoménale et sociale, le Parti du Travail de Belgique (PTB) confirme sa progression partout dans le pays, avec des résultats allant de 6,6 % en Flandre à plus de 12 % à Bruxelles et 13,5 % en Wallonie.

La gauche authentique envoie ainsi 12 élus au Parlement fédéral, 1 élu au Parlement européen, 11 élus au Parlement bruxellois, 4 élus au Parlement flamand et 10 élus au Parlement wallon. S’y ajoutent encore 4 sénateurs. Le nombre de parlementaires du PTB augmente donc de 8 à 42. Au niveau national, le PTB est devenu le 5ième parti en importance parmi les 12 partis qui ont des élus.

 

Dans son discours de victoire à Anvers, Peter Mertens, le président du PTB disait : « Celui qui se bat peut perdre. Celui qui ne se bat pas a déjà perdu », a dit Bertolt Brecht. Nous nous sommes battus. Comme David contre Goliath. Des gens bien payés ont dit que Goliath gagnerait. Ils ont dit qu’ils enterreraient David. Ils ont dit qu’en Flandre, cela n’arriverait pas. Eh bien, non. Nous sommes David. Nous nous sommes battus. Et nous avons gagné ! »
Après les 2 sièges au parlement fédéral gagnés en 2014, avec Raoul Hedebouw et Marco Van Hees, c’est pour la première fois que le PTB envoie des députés au Parlement fédéral à partir de la Flandre, où la conjoncture est nettement plus à droite qu’en Wallonie.

Peter Mertens : « Pendant cette campagne, le PTB a imposé le débat sur des sujets qui préoccupent le peuple : la TVA sur l'énergie à 6 %, la gratuité des transports en commun, le coût des soins de santé, l'injustice fiscale. Travailler plus longtemps, le peuple en a marre. Travail plus flexible, le peuple en a marre. Le peuple en a marre d’une société où les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. »

Mais on doit aussi faire face à la montée de l’extrême-droite, avec le Vlaams Belang qui arrive en seconde position en Flandre, où il triple son score et obtient 18,5 % au Nord de la Belgique.

« La montée de l'extrême-droite doit faire réfléchir tous les partis traditionnels », poursuit Peter Mertens. « Ils ont une responsabilité importante. Et ils ont répété que la N-VA [le plus grand parti, nationaliste flamand de droite] était un barrage contre l'extrême-droite. Mais c'est un pont pour elle ! L'extrême-droite divise les gens, sème la haine. Nous, la gauche authentique, nous combattons pour la solidarité, pour l'unité des travailleurs. Notre Sécurité sociale est unie, notre pays reste uni et le PTB est uni. L'extrême-droite n'a rien à offrir au peuple. C'est à nous de le démontrer : le fascisme ne passera pas ! »

Raoul Hedebouw, porte-parole national et député fédéral du PTB parle de « une percée rouge vif majeure ce 26 mai ». Et de poursuivre : « Nous avons besoin d'une véritable rupture pour une justice sociale et fiscale. C'est un signal important pour tous les partis traditionnels. Mais que voit-on ? Aucun ne se remet actuellement en question. »

Pour la première fois de son histoire, le PTB enverra un élu au Parlement européen : Marc Botenga, avec 14,5 % du vote pour la circonscription francophone. Celui-ci a félicité tous ceux qui ont « introduit la gauche qui pique partout, dans les entreprises, dans les quartiers, ... ».

« Maintenant, nous avons une locomotive de gauche qui pourra faire bouger les lignes aussi au niveau européen. La gauche authentique sera bien nécessaire pour offrir une alternative à l'extrême-droite et aux politiques de Macron ou de Merkel qui ouvrent la voie à l'extrême-droite avec leur Europe de la concurrence, de l'austérité et du fric. »

Le Parti du Travail de Belgique estime avoir mené la meilleure campagne électorale de son histoire. Le président du parti, Peter Mertens a dit à la soirée électorale du 26 mai à Anvers: « Quelle dynamique, quel enthousiasme, quel engagement ! Et j’aimerais commencer par applaudir tous les bénévoles et les responsables qui ont travaillé dans toutes les provinces, souvent dans l’ombre, souvent dans des circonstances difficiles. Ce sont des gens qui changent les choses, des gens ordinaires, des gens extraordinaires qui agissent ensemble... Nous ne pouvons le faire qu’ensemble. Ensemble, nous avons un monde à gagner ! »

 

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Actualités internationalesMon, 27 May 2019 11:33:23 +0000