Si ce ne fut pas un poisson d'avril, force est de constater qu'il lui ressemble étrangement. Au premier avril en effet Net Press annonce'' Pierre Nkurunziza renonce à son troisième mandat''. Il évoque ''des informations de dernières minutes'' sans citer les sources, faisant état des aveux du prétendant au 3ème mandat qui se serait confié à la reine des Pays Bas. Il aurait en effet révélé être coincé entre son entourage qui veut qu'il reste et une opposition qui veut absolument qu'il quitte le pouvoir. La mayonnaise n'aura pris que le temps d'une seconde, et en tout cas l'ADC-IKIBIRI ne s'y est pas trompé car le même jour, elle manifestait aux portes de la place Schuman aux alentours de laquelle trône les bureaux des institutions européennes. Une manifestation qui s'inscrit dans la droite ligne de celle du 29 relayé par la Voix de l'Amérique. A Washington-DC depuis Le Capitole, siège du Parlement américain, jusque devant la Maison Blanche, les manifestants entendaient '' s'inscrire en faux contre la violence politique et la violation des droits de l'homme'' au Burundi.
Ce que d'aucuns qualifient de ''bourde'' à la Nduwimana, c'est-à-dire la déclaration de la candidature du président burundais à sa propre succession par le ministre de l'intérieur continuent d'alimenter les colonnes des journaux papiers ou électroniques. Réaction d'abord de ceux directement concernés : '' C'est encore trop tôt, il n'y a jamais eu de congrès du parti habilité pour désigner son futur candidat'' estime le porte-parole du parti présidentiel dans Xinhua, l'agence de presse chinoise citée par Arib.info.
Six personnes ont été gravement blessées lors d'une bataille avec les goudins, les machettes et les flèches entre les jeunes Imbonerakure du parti CNDD FDD et ceux des autres partis politiques. C'était dans la nuit du 31 mars 2014 sur sous colline Kayenzi de la colline Rugeyo II, dans la province de Kirundo.
« Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance. » Abraham Lincoln.
Lorsque le CNDD-FDD accéda au pouvoir en 2005, Nkurunziza s'empressa d'annoncer avec fanfares et tambours que l'enseignement primaire devenait gratuit. Aucune étude préalable, aucune concertation n'était nécessaire à ses yeux. L'on connaît la suite : des classes pléthoriques, des enfants apprenant assis à même le sol, dans des salles poussiéreuses ; des abandons scolaires massifs et chute de la qualité des enseignements.
Plus de trois mille personnes ont effectué une marche manifestation à Bujumbura lors de la clôture de la campagne « Paix aux Grands Lacs », une campagne pour la justice, la paix et la réconciliation dans la Région des Grands Lacs. C'était ce samedi le 29 mars 2014 à partir de 9h 30 min jusqu'à 11h30. Cette campagne a été organisée par les Associations des Conférences Episcopales de l'Afrique Centrale, ACEAC en sigle et des Provinces Anglicanes du Burundi, du Rwanda et de la République Démocratique du Congo.
Ce vendredi 28 mars 2014 à 16h, la société FB SUMA basée à Californie aux Etats-Unis d'Amérique dont une succursale est installée dans les enceintes du Building Bella Visita, troisième étage numéro 19 en face de l'Institut Français de Bujumbura, va officiellement commencer des formations pour ses futurs employés.
Plusieurs titres sur la récente confirmation par le ministre de l'intérieur de la candidature du président Pierre Nkurunziza pour le 3ème mandat. A remarquer qu'à la veille de cette annonce, Washington avait pourtant appelé les dirigeants des Grands lacs à respecter la limitation des mandats. Dans une longue interview publié à RFI., l'envoyé spécial du Président américain pour la région des Grands Lacs M. Russel FEINGOLD avait été on ne peut plus clair en paraphrasant pratiquement son patron à la maison Blanche :'' ce dont l'Afrique avait besoin, ce n'était pas d' hommes forts, mais d'institutions fortes''. Et d'ajouter : '' ce n'est pas une bonne pratique de modifier la Constitution simplement pour le bénéfice de celui ou de ceux qui sont au pouvoir''.
Quatre conseillers du parti CNDD ont changé de casquette, depuis plusieurs mois, et n'ont pas encore été remplacés. Comme conséquence, la réunion du conseil communal de Bururi n'a pas pu se tenir la semaine passée.
Samuel Manirakiza du comité provincial du parti CNDD : « Ces conseillers doivent être remplacés afin de respecter la loi »
Le politique s'est encore une fois taillé la part de lion dans les e-médias des derniers jours.
L'échec du vote à l'assemblée nationale a été toujours présent. "Camouflet pour le camp Nkurunziza'' titre Arib.info, qui, se référant à un des journaux d'RFI, constate que le projet de révision de la Constitution (est) retoqué au parlement suite à une seule voix qui a fait défaut. Mais où est passée cette voix sur laquelle le pouvoir comptait tant ? Une question qui jusqu'aujourd'hui reste sans réponse.
Quand les miliciens pourchassent les policiers, sur qui pouvons-nous encore compter ?
Introduction
A première vue le gouvernement de Pierre Nkurunziza, correspond à la définition de Max Weber : il revendique avec succès le monopole de la violence physique1. Avec cette différence que l'écrivain ajoute : « violence physique légitime », alors que celle de ce gouvernement est portée vers les extrêmes les plus éloignés de la légitimité. Mais pourquoi en est-il arrivé là ? Quels sont les autres piliers sur lesquels le pouvoir d'Etat devrait pouvoir s'appuyer sans devoir user de brutalité ? Pourquoi sommes-nous fondés à penser que ce régime qui campe dans la violence tyrannique, est en train de nourrir les pires démons ?