Nouvelles du Burundi

Les événements de la fin de semaine dernière au Burundi et la découverte de dizaines de corps de civils tués à Nyakabiga et dans d'autres quartiers de Bujumbura témoignent d'une nette dégradation de la situation et d'une terrible aggravation du niveau de violence. Les autorités burundaises doivent faire la lumière sur les événements des derniers jours.

(ci - dessous le PDF de la déclaration)

HCDH - Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme - 18/12/2015 15:46:39

Il a adopté une résolution dans laquelle il demande au Haut-Commissaire aux droits de l'homme de déployer le plus rapidement possible une mission d'experts indépendants.

Centrafrique : la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza


Alors que la polémique enflait, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a décidé de suspendre le déploiement de Gaspard Baratuza, porte-parole de l'armée burundaise et soupçonné d'avoir pris part aux exactions menées par le régime de Pierre Nkurunziza.

Sous la supervision d'Abdou Abraham Bampoye, l'ex administrateur de la commune Kanyosha de la Mairie de Bujumbura, en collaboration avec les miliciens Imbonerakure de la zone Kanyosha et les policiers, plus de 60 cadavres ont été enterrés dans trois fosses communes dans le cimetière de la Zone de Kanyosha en bas du Lycée de la Convivialité samedi le 12 décembre 2015 à 14 h30.

lundi, 14 décembre 2015 21:19

Burundi: La guerre civile tant redoutée

Écrit par

Le Burundi connaît une grave crise politico-sécuritaire depuis la déclaration de la candidature de Pierre Nkurunziza au 3ème mandat présidentiel le 26 avril 2015 en violation de la Constitution et de l'Accord d'Arusha. Contre des manifestations pacifiques, le pouvoir avait opposé une répression violente ayant fait plusieurs dizaines de morts, de nombreux blessés, des arrestations suivies souvent de tortures horribles et de l'emprisonnement de centaines de personnes. Nkurunziza a, contre vents et marées, organisé (ses) élections sans observateurs indépendants, hormis ceux des Nations Unies. L'opposition, la société civile, la Communauté Est Africaine, l'Union Africaine, l'Union Européenne, les Etats-Unis, les Nations Unies, etc. ont tous jugé les élections non crédibles. Nkurunziza a poursuivi son cheminement vers le précipice en mettant en place des institutions relevant de la prestidigitation politique. Au fur et à mesure que Nkurunziza et sa portion congrue du CNDD-FDD, ont organisé leur fuite en avant, des voix autorisées ont exprimé leur inquiétude quant au risque d'une guerre civile.

Tous ceux qui s'intéressent aux dynamiques socio-politiques des pays d'Afrique centrale connaissent – ou sont supposés connaitre – le rôle néfaste que peuvent jouer certains medias dans les pays en conflit, comme au Rwanda, au Burundi, ou en ex-Yougoslavie, où ils ont nourri la haine et les divisions et ils ont servi d'outil de propagande des groupes antagonistes et d'instrument d'incitation à la violence de masse.
"Les medias de la haine(1)"– voici comment ont été étiquetés ces moyens d'information qui, manipulés par des groupes liés au pouvoir et au service d'intérêt personnels, sont devenus des vecteurs de guerre et ont contribué à l'escalade de crises sanglantes.
«D'une façon générale, on constate aujourd'hui que l'issue des guerres et des conflits dépend plus que jamais de la maîtrise de l'information et de la communication»(2) – estime Renaud de la Brosse.

​Les services de renseignement burundais qui détiennent l'ancien ministre rwandais Jacques Bihozagara depuis la fin semaine dernière, le soupçonnant d'espionnage. Une source interne aux services de renseignement burundais et de l'ambassade du Rwanda confirme que M. Bihozagara a été arrêté en fin de semaine dernière à Bujumbura par ces services.

Le Procureur Général de la République Valentin Bagorikunde vient d'écrire une lettre à Madame le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux lui demandant d'adresser par voie dipômatique aux autorités rwandaises une demande d'extrader certains ressortissants burundais.

Les miliciens Imbonerakure du parti CNDD FDD au pouvoir, en collaboration avec la police, contrôlent les zones Kamenge et Kinama, de la commune Ntahangwa en Mairie de Bujumbura. L'information a été livrée par certains habitants de cette commune qui ont voulu garder l'anonymat pour leurs écurité.

Les rapports quotidiens faisant état de cadavres jetés dans les rues et la rhétorique dangereuse employée par le gouvernement qui évoque les images de précédents massacres commis au Burundi ont attiré l'attention du monde sur la menace très réelle de violences collectives dans le pays.

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